Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Svpat M...

Articles récents

Je slammerais les mots s'il fallait les slammer !

17 Novembre 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Je slammerais les mots s'il fallait les slammer !

~~ Un pays blessé

peut être intelligent. ~~

Après 3 jours d’une tristesse infinie et d’une gueule de bois sans précédent, ce matin je suis optimiste.

Comme beaucoup, j’ai lu la presse, regardé la télé, parcouru les réseaux sociaux pour comprendre ce qu’on était en train de vivre, pour mettre des mots sur l’indicible, pour regarder mon pays.

Alors bien sûr, j’ai vu de la peur, un peu de haine, du désir de vengeance, j’ai même vu quelques gros cons aussi vulgaires qu’indécents. Mais j’ai surtout vu de l’espoir. J’ai surtout vu du courage et de la dignité.

Comme ce veuf qui déclare aux terroristes dans un texte incroyable qu’ils n’auront pas sa haine ni celle de son fils de 17 mois.

Comme cette vieille dame qui affirme que nous fraterniserons avec 5 millions de musulmans et que nous nous battrons contre les 10 mille barbares.

Comme ce journaliste qui déclare que personne ne pourra nous prendre ce qui nous constitue.

Comme cet enfant qui répète que les fleurs et les bougies, c’est pour nous protéger.

J’en ai vus et lus des dizaines comme ça, merci.

On dit d’un animal blessé qu’il peut être dangereux.

Je découvre aujourd’hui qu’un pays blessé peut être intelligent.

Ce matin je suis optimiste et j’aime mon pays comme rarement.

Oui, la France est belle car elle ne cédera pas à la panique. Elle est belle car elle continuera de faire briller toutes ses couleurs, ses différences et ses incohérences. Elle est belle car elle aime danser et faire du bruit, chanter et vivre la nuit. Elle est belle parce qu’elle aime lever son verre en se regardant dans les yeux. Elle est belle parce qu’elle a une grande gueule. Elle est belle parce qu’elle est rebelle et insolente. La France est belle parce qu’elle est libre et ça, personne ne pourra lui enlever.

Texte Grand Corps Malade - Le titre est du webmaster.

Lire la suite

Ce sont des MONSTRES mais ce sont nos MONSTRES

16 Novembre 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

n

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres".

 

Ce sont des MONSTRES mais ce sont vos MONSTRES

[par José FORT]

Les barbares qui ont semé la mort et la désolation vendredi soir à Paris sont des monstres. Personne ne le conteste.

Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les familles martyrisées ne suffit pas.

Ces monstres ont été enfantés par le désordre mondial enclenché par les guerres menées au nom de la « démocratie » par les Bush, Sarkozy, Cameron et quelques autres.

Des questions de bon sens n’obtiennent étrangement aucune réponse. D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ? L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables. L’argent – en partie - provient de plusieurs pays du Golfe alliés de Washington et de Paris ainsi et du commerce du pétrole en direction, dit-on sans obtenir de démenti, de pays européens ainsi que du pillage d’antiquités vendus au prix fort en Occident par des réseaux mafieux.

D’où viennent les armes ? Un grand merci au grand Sam et à ses copains de Londres et de Paris. Le matériel fourni aux opposants à Bachar el Assad est passé à 90% entre les mains des Djihadistes avec en prime les reliquats des arsenaux libyens ainsi que des blindés, des tanks et de l’armement lourd de fabrication US pris à l’armée irakienne. Les talibans en Afghanistan avaient été armés par Reagan au nom de la défense du « monde libre » avec les résultats que l’on connaît. Les « contras » au Nicaragua avaient bénéficié des mêmes largesses.

En accueillant les dictateurs latino-américains en retraite dorée à Miami, les officiels nord-américains ont pour habitude de dire : « Ce sont des fils de pute, mais ce sont nos fils de pute. »

Les dirigeants occidentaux peuvent dire eux aussi à propos des barbares: « ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres. » »

Le 15 novembre 2015 José Fort sur son blog

Lire la suite

L' "Hitlerisation" du peuple

25 Septembre 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

L' "Hitlerisation" du peuple

A Auxerre… une pastille rouge pour les gamins qui ne mangent pas de porc !

Chaque jour, on touche le fond un peu plus bas…

Une distinction, qu’une élue de la ville juge «discriminatoire». Jeudi soir, elle a interpellé le maire socialiste d’Auxerre.

C'est proprement scandaleux et info-chalon.com ( Lire l'article complet à la source ) s'associe clairement à l'élue Malika Ounès qui a dénoncé ce scandale en plein conseil municipal à Auxerre....

Rassurez-vous la ville d'Auxerre est gérée par un socialiste... comme quoi la bêtise est belle

Laurent GUILLAUMÉ

Noter du Web master: Je comprends de mieux en mieux l' "Hitlerisation" du peuple allemand dans les années 30 !

Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde !

Lire la suite

D'Amaury à Robert en passant par Georges !

12 Septembre 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

D'Amaury à Robert en passant par Georges !

Je suis d'un pays où un lointain ancêtre s'était écrié:

" Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens!"

Arnaud Amaury   devant Béziers assiégé. 

D'un pays où le Maire actuel, ceint de son écharpe tricolore ( celle qui symbolise la République et sa devise Liberté, Égalité, FRATERNITÉ ) dit aux Réfugiés:

" Vous n'êtes pas les bienvenus ici !"

Robert Ménard, à La Devèze (quartier de Béziers)

Mais heureusement, je suis aussi natif d'un département qui a vu un grand poète chanter...

Lire la suite

Il suffit de passer le pont....

31 Juillet 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Il suffit de passer le pont....

....pour se retrouver SOUS le pont en tant qu' SDF !

Lire la suite

Au détour d'une rue aujourd'hui ?

6 Juillet 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Au détour d'une rue aujourd'hui ?

Et pourtant, non, ce ne sont pas des Roms !

Quand Salazar malade doit s’effacer en 1968, après un tiers de siècle de dictature, le Portugal connaissait une véritable hémorragie de population, alors qu’il prétendait garder le contrôle d’un vaste empire colonial.

Salazar avait voulu retenir le temps et restreindre le désir chez ses sujets et voilà que beaucoup refusaient de rejoindre l’armée qui œuvrait en Afrique ou bien partaient à l’étranger sans demander la permission !

De France, ils envoyaient de l’argent qui était le bienvenu mais provoquait au pays l’augmentation des prix et des salaires. Ils pouvaient aussi y faire de mauvaises rencontres politiques.

Or Salazar n’aimait ni le remue-ménage ni le remue-méninge.

Et les Français, comment regardaient-ils les Portugais ?

Salazar avait l’habitude de dire : « Politiquement, il n’existe que ce dont le public connaît l’existence ». Eh bien ici, les Portugais ne bénéficiaient pas d’une considération particulière : les employeurs se félicitaient de leur disponibilité et les syndicats s’étonnaient de leur dévotion à Notre-Dame de Fatima; quant aux Parisiens, ils ignoraient l’existence, à leurs portes, des bidonvilles de Saint-Denis ou de Champigny.

Et en dix ans, l’image des Portugais changea. Ils furent vus comme les victimes d’une dictature sans fin, les héros d’un passage aventureux des frontières, des camarades possibles pour les luttes. Ils furent regardés, enfin.

Restait juste à régulariser leur situation : la grande majorité d’entre eux étaient arrivés sans papiers.

Les Portugais en France à l'époque de Salazar

Source: http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-les-portugais-en-france-a-lepoque-de-salazar

Lire la suite

De quoi être dégouté d'avoir un maire de droite !!!!

28 Juin 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

De quoi être dégouté d'avoir un maire de droite !!!!

Aubagne : la Colombe assassinée

Source 27 juin 2015 by ReservoirPosts

Déboulonnez les pancartes d’entrées de ville !

Mais oui, M. le Maire, osez les retirez ces pancartes « Commune de Paix » aux entrées de notre ville ! Vous n’en n’avez cure de la Paix ! Peu vous importe que nombre d’Aubagnaises et d’Aubagnais sont nés et ont grandi dans une ville de Paix, qu’ils ont couru la Colombe et que leurs enfants la courraient aussi. Monsieur le Maire, ne nous faites pas l’affront de porter atteinte à notre intelligence, de grâce, respectez nous à défaut de respecter l’idée que nous nous faisons de notre ville et du vivre-ensemble à Aubagne.

32 ans qu’elle existe notre fête de la paix, 28 ans que la traditionnelle Course de la Colombe lie les habitants autour d’une valeur essentielle que devrait partager tous les êtres humains, et voilà en un peu plus d’un an, vous l’avez balayée ! Et dire que vous prônez les traditions et le patrimoine, quelle honte !

Une volonté de détruire à peine voilée

C’est au cours de la conférence de presse organisée le vendredi 29 juin que l’association « l’Appel des Cent» nous explique, par l’intermédiaire de son président Michel Amar, que la municipalité a purement et simplement refusé l’accès à l’espace public pour la réalisation de la fête de la paix, prétextant que ce dernier était utilisé pour « un autre événement prévu de longue date » dans un courrier adressé à l’association et daté du 19 juin. La demande d’organisation de cette fête aurait pourtant été adressée une semaine après l’édition 2014, soit le 27 septembre 2014. C’est donc très compliqué de démêler le vrai du faux dans ce courrier signé par le nouveau directeur de la communication et de l’événementiel fraîchement débarqué dans l’équipe Gazay. Car comme les organisateurs, j’ai peine à croire que ce marché du vin et des vignerons, annoncé par la ville, a été programmé un an à l’avance par le service événementiel sur un week-end où une manifestation vieille de 32 ans avait l’habitude de s’installer. Dont acte.

Les centaines d’enfants des écoles d’Aubagne et des communes environnantes qui courraient chaque année « La Colombe » en seront privés cette année.

Ce qui est le plus curieux dans cette affaire c’est la suite du courrier : « Cependant, la course peut être maintenue si elle ne nécessite aucun moyen en personnel municipal ». On croit rêver ! Une course réunissant 700 enfants dans les rues d’Aubagne, traversant des routes, dans l’espace public, sans aucun moyen de la part de la municipalité ? M. Burgarella, vous êtes sérieux ? M. le Maire, vous plaisantez ? Le collectif des « parents en colère » risque d’être furieux de voir à quel point vous vous souciez de la sécurité de leurs enfants. Le directeur de l’école du Pin-Vert Denis Grandjean s’insurge, « Il y avait plus de mille personnes pour manifester contre l’assassinat de Charlie et Les Républicains nous disent aujourd’hui qu’ils ne veulent pas de mille personnes pour fêter la Paix »

La voix de la raison

Michel Amar explique donc que l’association « l’Appel des Cent » ne mettra pas « la sécurité des enfants en jeu pour des querelles politiques » et que de toutes les façons « la course de la Colombe d’Aubagne fait partie intégrante de la fête de la paix et ne peut en être dissociée », et d’ajouter « et dire que c’est le maire qui nous interdit la fête de la paix qui a inauguré il y a quelques temps l’école du Charrel en la rebaptisant école Nelson Mandela ». C’est effectivement une sage décision que de préférer annuler une opération, même si elle s’inscrivait comme traditionnelle pour les Aubagnais, plutôt que de risquer la sécurité des enfants.

L’Appel des Cent nous promet cependant une « action choc » lors de ce week-end du 27 septembre, qu’on se le dise !

Mr Blond

Lire la suite

Manu Chao: parce que ca a une autre gueule qu'une interview dans Closer !

5 Juin 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 Manu Chao: parce que ca a une autre gueule qu'une interview dans Closer !

« La résignation est un suicide permanent »

Mardi, 8 Septembre, 2009

L'Humanité

Porté par le succès de son album, la Radiolina, et de sa tournée internationale « Tombolatour », Manu Chao, le chanteur globe-trotteur fait halte sur la grande scène vendredi soir. Un show qui s'annonce exceptionnel, festif, combatif et porteur d'espoir. Entretien.

Et si on refaisait le monde avec Manu Chao ? Après 24 pays traversés (Amérique du Sud, États-Unis, Russie, Scandinavie) depuis le 27 avril 2007 avec sa tournée « Radiolina Tombolatour » qui aura - réuni plus d'un million de spectateurs, le chanteur globe-trotteur fera halte à La Courneuve vendredi avec son groupe Radio Bemba. Un concert d'autant plus important pour « le clandestino » qu'en 2001, sur la grande scène, il avait donné un concert « historique » devant plus de 60 000 personnes. Un exploit qu'il ne devrait pas avoir de mal à renouveler, tant il est attendu par ses nombreux fans qui seront présents pour le voir à la Fête, un lieu populaire par excellence qu'il « aime profondément ». « C'est une des plus belles fêtes politiques qu'il y ait en France », dit-il. Un compliment qui nous va droit au coeur.

{{On célèbre cette année les soixante-dix ans de la Retirada, qu'ont connue des milliers de réfugiés républicains espagnols fuyant la dictature de Franco. Votre famille, d'origine espagnole, a-t-elle vécu ces heures sombres de l'histoire de l'Espagne franquiste ?}}

[*Manu Chao*]. Mon grand-père maternel (Thomas Ortega), qui était - communiste, a été condamné à mort par Franco. Il est parti par le dernier bateau de Valence. Il est arrivé en - Algérie, qui était française à l'époque. Et ma mère, ma grand-mère et ma tante sont parties en France par le Pays basque. Elles ont connu les camps de réfugiés, les orphelinats et tout le merdier de la guerre.

{{Parliez-vous de tout cela à la maison ?}}

[*Manu Chao*]. J'en parlais avec ma mère, même si moi, je n'ai pas senti tout cela. Quand je suis né, mes parents étaient en France depuis longtemps. Quand j'étais petit, mon grand-père me racontait toute cette période, en long et en large. Maintenant, il est parti. C'est quelqu'un d'important dans ma vie. Un mec honnête qui a défendu ses idées jusqu'au bout, fidèle à ses idées jusqu'à sa disparition. Il est mort à Villejuif, avenue Lénine, je crois.

{{Diriez-vous que votre grand-père a participé à votre construction politique personnelle ?}}

[*Manu Chao*]. Après la guerre - d'Espagne, il y a toutes les théories entre les communistes, les anarchistes. Cela fait partie de l'histoire. Lui était communiste. Pour moi, le Parti communiste, ça s'est arrêté aux Jeunesses communistes. Il faut dire que la secrétaire était tellement jolie ! On était tous amoureux d'elle. On était des ados, d'excellents colleurs. On collait des affiches mieux que personne, rien que pour elle. Quand on s'est rendu compte qu'il y avait une histoire entre elle et le chef de cellule, qui était quand même le mec le plus fade qui soit, on s'est dit : « Si le communisme c'est ça, ce n'est pas pour nous ! » (rires).

{{Comment vous situeriez-vous politiquement ?}}

[*Manu Chao*]. Je n'en sais rien moi-même. Si on parle de la politique « professionnelle », là où on met le bulletin dans l'urne, ça fait trente ans que je vote, mais je n'ai jamais voté pour quelqu'un mais contre quelqu'un. Il n'y a rien qui me convienne vraiment. Chorrible, mais je crois qu'on est nombreux comme ça. J'espère qu'un jour je pourrai voter d'une manière positive.

{{Est-ce pour cela que vous dédiez la chanson Pinocchio à tous les « hommes politiques qui nous mentent »...}}

[*Manu Chao*]. Personne n'est dupe. C'est souvent beaucoup de bla-bla. Ils parlent pour les sondages, mais pas vraiment pour changer les choses. En même temps, le problème est tellement dépassé. On vote pour des gens qui n'ont aucun pouvoir de décision ou très peu, comparé à avant. Quand je suis né, l'État était certainement plus fort que le privé, d'une certaine manière. Aujourd'hui, c'est l'économie qui - commande, pas la politique.

{{C'est un discours assez pessimiste...}}

[*Manu Chao*]. Je fais un constat. Le système est malade. Le fait que souvent on vote, non pas pour quelqu'un mais contre, est certainement un des symptômes de cette maladie. Aujourd'hui, on en est arrivé à un point grand-guignolesque, « pinocchiolesque », tel qu'on vote pour des gens qui, à mon avis, n'ont pas un immense pouvoir face au privé.

{{Que faudrait-il faire, selon vous, pour remédier à cette situation, pour remotiver les gens ?}}

[*Manu Chao*]. Les gens dans l'absolu sont motivés, même si pour aller voter, ils ne le sont pas forcément, pour croire en n'importe quel parti politique. C'est la responsabilité des politiques. Je crois qu'il y a de plus en plus de gens qui sont surmotivés pour essayer de survivre au jour le jour. Pour moi, il est évident que pour survivre d'une manière digne, cela se fait plus facilement en étant unis, au niveau du quartier, du voisinage, qu'en étant individualistes : un par un à essayer de sauver sa peau, ça ne marchera pas, il faut trouver des solutions en commun.

{{Dans la Radiolina, vous dites pourtant : «La résignation est un suicide permanent »...}}

[*Manu Chao*]. Ça, c'est dans Proxima estacion esperanza. C'est une des phrases importantes dans ma vie. Elle traînait sur Internet, mais pour moi, elle est à garder en tête toujours. Prochaine station l'espoir, quoi qu'il arrive. Se résigner, c'est mettre un pied dans la tombe. Le système est une grosse farce. On parle de démocratie, mais quelle démocratie ? C'est la dictature de l'argent. On en a ou pas. Il y a quelque chose qui n'est pas démocratique dans la répartition de l'argent. C'est le capitalisme qui commande, le cannibalisme du - pognon. C'est à celui qui va bouffer l'autre. Dans ses règles profondes, le capitalisme n'envisage même pas le commerce juste. C'est le profit uniquement. C'est une certaine dictature de ce point de vue.

{{Que faites-vous de l'espoir ?}}

[*Manu Chao*]. L'espoir, c'est déjà de ne pas se leurrer. C'est être conscient qu'il va falloir se serrer les coudes et attacher sa ceinture parce que ça va bouger. C'est se dire que les vingt prochaines années, ça ne va pas être du gâteau. Il faut être lucide. Il est clair que la société est en dégénérescence. Il va y avoir de la turbulence, donc il va falloir être vigilant. J'adore cette phrase de René Char, que j'avais mise dans mon disque : « La lucidité est la blessure la plus proche du soleil. » Être lucide, ce n'est pas forcément facile. Mais à partir de là, il faut s'organiser pour essayer de trouver des solutions.

{{Dans ce contexte, comment vivez-vous les divisions de la gauche ?}}

[*Manu Chao*]. Ils sont entrés dans un jeu qui n'intéresse plus personne. Chacun passe à la télé. Ce sont les petites guerres internes. Ils ne donnent pas l'exemple. Si on considère qu'un parti politique est comme une famille, moi, quand j'ai un problème dans ma famille, je ne l'expose pas à la télévision. En fait, ils peuvent se tirer dans les pattes tant qu'ils veulent, ce qu'il faut, c'est un balayage de toutes les règles pour recommencer autre chose. Il faut inventer d'autres règles, si on veut que les gens y croient de nouveau.

{{La Fête de l'Humanité fait partie de ces lieux de résistance où l'on cherche à imaginer un autre monde. Quel souvenir gardez-vous de votre dernier passage sur la grande scène, en 2001 ?}}

[*Manu Chao*]. Magnifique. C'est un concert, je crois, qui a laissé des traces. Au-delà de la politique, du Parti communiste, j'estime que la Fête de l'Huma est une des plus belles fêtes politiques qu'il y ait en France. J'aime cette fête, profondément. Merci et (re)merci pour ma jeunesse, pour mes souvenirs d'adolescents, pour la Fête avec tout ce que cela suppose. En France, il y a tellement peu d'endroits vrais. La Fête de l'Huma a cette qualité en elle. Tous les gens qui arrivent d'un peu partout, de l'Aveyron, de la Drôme, les buvettes. C'est un endroit superagréable où aller et vraiment populaire. On se sent heureux et en - osmose ici.

{{Connaissez-vous d'autres lieux qui ont cet esprit ?}}

[*Manu Chao*]. Il y a une fête qui a un peu le même feeling, que j'aimerais sincèrement faire parce qu'elle a les mêmes qualités, c'est la fête du Parti communiste à Madrid. C'est un peu le même esprit. Il y a plein de débats, de la musique, et c'est resté populaire. Comme quoi, le Parti communiste, quoi qu'il arrive, a toujours eu des racines populaires qu'il a su préserver. Aucun autre parti n'a jamais su faire ça, avoir une fête où chaque année les gens se rendent, même s'ils ne sont pas communistes.

{{Vous vous rendez régulièrement en Amérique latine. Quel regard portez-vous sur ce continent qui semble être en perpétuel bouillonnement ?}}

[*Manu Chao*]. On est dans une phase intéressante. Je veux dire que ce n'est pas la pire époque des coups d'États à tire-larigot. Le Honduras, pourquoi son président a-t-il sauté ? Parce qu'il n'a pas d'argent. Ils ont essayé avec Hugo Chavez, mais ils n'y arrivent pas parce qu'il a du pétrole, de l'argent. Un coup d'État contre Chavez, il y en a eu un et il a été démontré que les Américains étaient derrière. Cela n'a pas réussi parce que ce n'est pas la même situation économique, ni le même soutien des électeurs. Je ne suis pas un chaviste, loin de là, j'ai mes critiques aussi, mais une chose est sûre, c'est que le jour où il y a eu le coup d'État, le peuple des quartiers l'a soutenu. Les putschistes ont fait machine arrière parce qu'il y a eu un véritable soutien populaire.

S'agissant du Venezuela, il y a tout le côté Grand-Guignol de Chavez qui me dérange un peu, mais il y a eu des choses vraiment intéressantes qui se sont passées là-bas. Sinon, il n'aurait pas le soutien des gens comme ça. Il serait déjà mort ou en exil. Mais les trois quarts des infos qui arrivent ici, en Europe, à travers les médias, je ne les trouve pas journalistiquement éthiques. Tout le monde a peur de Chavez. Pourquoi ? À cause de son côté Gand-Guignol ? À ce moment-là Sarko aussi est un Grand-Guignol. Je crois que c'est parce que Chavez ne joue pas le jeu de l'économie mondiale et qu'il fout le bordel. Il a changé des choses au niveau du pays. Je suis allé plusieurs fois au Venezuela pendant le processus, au niveau du quartier, j'ai vu des changements. Tout ce qui se passe au Venezuela, c'est sous les lois de la démocratie, comme dans un autre pays. On dit que Chavez est en train d'armer les quartiers, mais ces derniers ne l'ont pas attendu pour être armés jusqu'aux dents. C'est le trafic de cocaïne qui a armé les quartiers, pas Chavez ! Quand il est arrivé, les quartiers étaient déjà archi-enfouraillés, avec des mômes de quatorze ans terriblement armés. Il y a aussi que Chavez est un militaire qui peut gêner, y compris moi. La première fois que je suis allé au Venezuela, c'était en 1992, avec la Mano Negra, et Chavez était en prison. On faisait un concert gratuit, et tout - Caracas était dans la rue pour qu'il sorte de prison. Pour quelqu'un comme moi, élevé en France, je trouvais qu'il y avait d'autres chats à fouetter que d'être dans la rue pour qu'un militaire sorte de prison. Donc, je comprends que l'intelligentsia de la gauche européenne soit gênée quelque part.

{{C'est un peu le même sentiment que pour Cuba...}}

[*Manu Chao*]. L'info qui arrive en Europe sur Cuba, elle est écoeurante. C'est vrai qu'il y a des problèmes de droits d'expression, de circulation, ou de plein de choses qui ne sont pas réglés là-bas. Je ne dis pas que Cuba est un paradis, mais quand même, ils ont eu des succès absolument extraordinaires par rapport au reste de l'Amérique latine, malgré les difficultés occasionnées par des années de blocus économique. On ne peut pas éclipser cela quand on parle de Cuba, ne pas voir que tous les mômes vont à l'école, que la médecine est plus ou moins gratuite. C'est injuste. Il y a plein de choses qui ne fonctionnent pas, c'est certain. Mais, comme je dis toujours, malgré les problèmes de Cuba (manque de démocratie), si je croyais en la réincarnation, si je devais naître pauvre en Amérique latine, je prierais le bon Dieu pour qu'il me fasse naître à Cuba. Et surtout pas à Haïti, qui est juste à côté ! C'est incomparable. Je ne comprends pas que les intellectuels, les journalistes disent que l'horreur en Amérique latine, c'est Cuba. Quel manque de lucidité ! Comparons avec la Colombie. Démocratie ? le problème de circulation ? On a le droit de sortir du pays, mais il faut avoir l'argent. Ce n'est pas n'importe qui de la population qui peut sortir de Colombie. Le droit d'expression ? Un syndicaliste au fin fond d'un petit village, à Cuba, peut risquer la prison ; en Colombie, il ne faut pas deux ans pour qu'il prenne une balle dans la nuque. C'est là qu'on voit que ce n'est pas noir et blanc. C'est plus nuancé.

{{En tant que chanteur connu pour ses positions altermondialistes...}}

[*Manu Chao*]. Pour ses positions « personnelles » (rires). Je ne récuse pas le mot « altermondialiste », mais je n'aime pas l'étiquette.

{{...Disons que vous avez une approche musicale citoyenne et politique. Est-ce qu'il y a des pays où vos idées dérangent ?}}

[*Manu Chao*]. Au point d'être vraiment gênant, je ne pense pas qu'ils se soient posé la question comme cela. J'ai récemment vécu une petite anecdote au Mexique, où on a parlé de m'expulser. La police me recherchait parce que j'avais enfreint la loi 33 mexicaine qui stipule qu'un étranger n'a pas le droit de faire de politique au Mexique. J'ai parlé dans une conférence de presse de terrorisme de l'État mexicain envers les gens d'Atenco, un village à 30 km de Mexico, pour lesquels on milite depuis des années. Il y a onze personnes qui sont encore en prison au Mexique pour avoir défendu leurs terres sur lesquelles on voulait construire un aéroport. Deux du village ont été tuées par la police, beaucoup de femmes violées. Les gars ont retenu des policiers deux-trois heures sur la place du village et ils ont été condamnés à entre soixante ans et cent trente ans de prison. Nous, on milite depuis longtemps avec ce village pour changer cela. Au Mexique, j'ai parlé de terrorisme d'État parce que c'est du terrorisme d'État. On leur proposait, à ces villageois, de racheter leurs terres pour une bouchée de pain, les gars n'ont pas accepté et ils ont été expropriés, il y a eu des affrontements. On suit la situation. On a fait des concerts de soutien ici en Europe. L'année dernière, je suis allé au village, où j'ai rencontré des gens. Maintenant, c'est un peu comme une famille.

{{Des projets ?}}

[*Manu Chao*]. La tournée qui se poursuit en septembre. L'année dernière, ça a été tellement beau de retrouver le public en France ! Il reste beaucoup de villes où on n'est pas allés et où j'ai demandé à faire un tour. Pour le plaisir. Après, je pense que je vais - retourner en Argentine, pour trois ou quatre concerts dans des quartiers qu'on n'a pas eu le temps de faire l'année dernière car nous étions dans une logique de tournée. Ensuite, avec le groupe Radio Bemba, on va prendre quelques chemins de traverse en Argentine, Chili, Bolivie, mais vraiment juste avec une petite camionnette. Et puis concert de soutien pour Atenco, qu'on est en train de monter.

{{Entretien réalisé par Victor Hache}}

{{Repères}} :

- 21 juin 1961. Naissance à Paris.

- 1987. Formation de son premier groupe, la Mano Negra.

- 1995. Séparation de la Mano Negra.

- 1998. Premier album en solo, Clandestino.

- 1999-2000. Tournée internationale, en Amérique du Sud.

- 2001. Album Proxima estacion : esperanza.

- 21 juin 2001. Concerts altermondialistes contre le sommet de Gênes.

- Septembre 2001. Grand concert à la Fête de l'Humanité : 60 000 personnes.

- 2004. Livre-album Sibérie m'était contée, distribué en kiosque.

Lire la suite

Un Anniversire au goût amer !

31 Mai 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 Un Anniversire au goût amer !

Du Temps des Célébrations

Il y a 10 ans, le peuple français votait NON au Traité constitutionnel européen (TCE).

*Il infligeait une défaite retentissante à tous les européistes : au patronat et aux puissances financières, aux partis politiques qui avaient mis tout leur poids pour le OUI, aux médias qui les relayaient, aux instituts de sondage qui prédisaient en janvier 2005 une victoire écrasante du OUI !

Mais voilà qu'au fil des semaines, le peuple s'invitait dans une campagne sans précédent : ça débattait, texte du TCE en main, dans les villes et dans les zones rurales, sur internet et sur les murs de France.

Fleurirent ainsi les rassemblements publics de centaines de milliers de citoyens, des affiches et des tracts, des chansons et des badges.

Le peuple de France ne parlait plus que de cela. Une véritable dynamique démocratique. Et le NON a pris son envol. 

A celui des trahisons !

Un envol stoppé net par Sarkozy et tous les Ouitistes complices, PS et Verts compris (même si quelques pointures avaient rejoint le camp des Non) qui se sont tus devant cette  antithèse  de la démocratie !

(Merci à l'auteur de ces lignes)

 

Lire la suite

Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !

16 Mai 2015 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !

... ... ...

Ces femmes voilées qui défigurent le petit marché provençal d’Uzès

Le titre est évidemment ironique et volontairement provocateur. Les femmes que nous allons vous faire découvrir sont effectivement voilées mais ont la « chance » de ne pas être musulmanes. Elles ne seront jamais la cible des attaques de Nicolas Sarkozy, ni de Manuel Valls ou de Marine Le Pen qui, tous considèrent le voile comme « un signe de soumission des femmes » qui le portent.

Uzès, charmante petite ville du Gard avec ses monuments historiques, ses ruelles médiévales et sa Place aux Herbes qui accueille chaque samedi le marché hebdomadaire.

Si vous avez l’occasion de le visiter, vous y croiserez certainement des femmes, voilées et habillées d’un long jilbab noir.

En fait, ce sont des sœurs chrétiennes du monastère orthodoxe de Solan. Au total, 17 nonnes et un prêtre qui vivent en labourant la terre. Vin, confiture, pattes et autres produits locaux sont vendus sur les étales du marché pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Ambrosiac, Hilaria, Iossefia et les autres sont des femmes dévouées, pas soumises. Elle ne sont pas musulmanes.

A méditer.

Source <Merci à eux !

Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !
Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !
Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !
Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !
Ces femmes voilées.... deux poids , deux mesures !
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>