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Svpat M...

Les Indignés enterrent une banque à Marseille...

12 Novembre 2011 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

vendredi 11 novembre 2011

« Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus puisse changer le monde. D'ailleurs rien d'autre n'y est jamais parvenu ! » Voici ce qu'indiquait une pancarte posée ce matin sur une rambarde de la place Felix Barret à Marseille. Les Indignés Marseillais ont répondu à un appel de rassemblement national. Une cinquantaine de personnes se sont réunies ce 11 novembre 2011, pour enterrer une banque à 11h11. Symboliquement bien sur. Les manifestants avaient préparé le cercueil de la banque et une gerbe noire.

Le rendez-vous était donné à 10h30 en face de la préfecture. D'un coté de la route, trois policiers, de l'autre, une fillette qui s'amuse avec un ballon et une poignée de personnes assises à coté de pancartes. Quelques curieux s'approchent du groupe quand d'autres le fuient marchant à toute allure. Le petit groupe se densifie, des jeunes, des vieux, des enfants et même un bébé attendent le départ du cortège.
 
« Je suis indigné de l'absence de sollicitation de la population dans les affaires politiques, de la tournure plus économique des relations entre les gens, de la précarité dans laquelle beaucoup de gens vivent et avant tout, de l'unique solution de rigueur » explique Willy. Ce n'est pas la première fois que le jeune homme participe à une manifestation d'Indignés, et ce qu'il déplore le plus c'est que « cela va faire 5 ans que Nicolas Sarkozy est au pouvoir et il n'y à pas eu un seul referendum ».

Au son des guitares et d'un tam-tam, les Indignés achèvent leurs dernières pancartes, peinture ou marqueurs en mains, ils s'attellent à retranscrire leur indignation sur des morceaux de cartons : « Goldman Sachs ça suffit... les lavages de cerveau », « La révolution ne sera pas privatisée » ou encore « Résignés jamais, indignés toujours ».

L'inhumation d'une banque...
Pancartes brandies à bout de bras et en entonnant « La bourse est morte ce soir » sur l'air de la chanson « Le lion est mort ce soir », le cortège se déplace jusqu'à la Banque de France. « Boum »... Sur place, des pétards sont jetés. Une jeune femme, vêtue de noir et portant un masque blanc prononce l'oraison funèbre de la Banque, avant d'inviter ceux qui le souhaitent à venir s'exprimer. Les discours sont ponctués d' applaudissements sourds, pendant qu'une participante brûle de faux billets. « La Banque de France n'est pas l'ennemi numéro 1, précise un Indigné, mais devant une banque privée, il y aurait eu plus d'agents de sécurité ». Même si « A Marseille il n'y a pas eu de problème, mais j'ai vu des images violentes de répression à la Défense, à Paris » confie Marie, qui déplore qu'il ne soit « pas encore question de lieu d'occupation ».

Place à la fête...
Deux femmes ôtent leurs masques et vêtements de deuil, sous lesquels elles arborent des tenues bariolées de couleurs vives et ouvrent le cercueil de la banque duquel elles sortent des ballons et cotillons. Place à l'ambiance festive et au chant avec d'abord « On ne lâche rien ». Des manifestants se coiffent alors de perruques arc en ciel ou dorés. Les applaudissements sont désormais bruyants et les chants se succèdent. Les Indignés Marseillais n'oublient pas les pays d'origines du mouvement : le Portugal, l'Italie ou la Grèce, pour laquelle ils chantent ainsi l'hymne européen en signe de solidarité.

 

 

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