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Svpat M...

Macron et les esclaves.

21 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Jeudi, devant les micros d’une station de radio, l’économiste Jacques Sapir lançait : « Et si on rétablissait l’esclavage ? » C’était une boutade.

Il réagissait ainsi aux informations qui s’accumulent, dont les révélations de l’Humanité, sur les grandes manœuvres du pouvoir pour soumettre, sans limite, le monde du Travail au monde du Capital…

 

Ainsi des historiens vous expliquent que, il y a des siècles, le sacrifice de dizaines de milliers d’esclaves a été bien triste, mais on lui doit la splendeur des pyramides d’Égypte…

 

Le nouveau servage, que le ministre Macron organise, serait lui aussi bien malheureux, mais il serait le prix à payer pour, selon ses propres termes, « libérer l’activité »… Mais monsieur le ministre aurait tort de s’arrêter en si bon chemin…

 

Et si pour « libérer l’activité » de M. Dassault on lui épargnait l’humiliante comédie de sacs de plastique bourrés de billets en provenance de la Suisse, déposés en douce dans son bureau par un commissionnaire. Après tout, il devrait pouvoir disposer de ses avions en toute tranquillité.

 

Et si pour « libérer l’activité » d’importants personnages de la BNP on cessait de leur chercher des poux dans la tête en les soupçonnant de « délits d’initiés »… Après tout, les banques françaises planquent un tiers de leurs activités internationales dans des paradis fiscaux… Et puis une banque est une banque, n’est-ce pas ? Lui mettre des bâtons dans les roues, c’est mettre des bâtons dans les roues de la France.

 

Et si pour « libérer l’activité » des supermarchés Leclerc on fermait les yeux sur ces stagiaires en provenance de Pôle emploi, non rémunérées bien sûr, à qui on promet un CDI, qui ne vient jamais… Virées, soit. Mais le marché est instable et mouvant n’est-ce pas ?

 

Assez joué.

Les fondés de pouvoir du Capital gouvernent. Leur libéralisme pur et dur ne réglera rien : il ajoutera de la décomposition à la décomposition

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Pierre contre Pierre ? Pierre Laurent favorable à la proposition d'un débat face à Pierre Gattaz

19 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Après avoir proposé le licenciement sans justification et, dans la foulée, la suppression de l’impôt sur la fortune ( ISF), Pierre Gattaz s'inquiète dans le dernier billet de son blog que l'on puisse l'accuser de "surenchère".

 

Alors que le Medef prépare une semaine de mobilisation du 1 er au 5 décembre pour parler de la "souffrance patronale" - le PCF organisera, aux mêmes dates, une contre-semaine d'initiatives et d'actions pour rétablir la vérité -, Pierre Gattaz écrit : " je suis ouvert au débat et suis prêt à en discuter. Mais nos politiques évitent soigneusement d’entrer dans le débat et se contentent de dire que ce n’est « pas le moment » d’en parler".

C'est bien au contraire le moment d'en parler, le moment de demander des comptes sur l'utilisation du CICE, le moment, arguments contre arguments, de parler des effets d'une politique d'austérité qui, comme le révèle une enquête de l'INSEE sur le "portrait social de la France", casse les vies et fait exploser les inégalités.

 

Pierre Laurent répond donc favorablement à la proposition d'un débat public et contradictoire face à Pierre Gattaz. Nous lui proposons de ne pas "éviter soigneusement" cette confrontation.

 

Partout dans le pays, la première semaine de décembre, le Parti communiste diffusera un tract sur le thème : " la souffrance patronale, parlons-en" et multipliera les actions sur le terrain, auprès des salariés et des populations, pour demander des comptes et parler notamment des banques, du CICE, de la fiscalité.

 

Nous avons des questions à poser à Pierre Gattaz. Trouvons rapidement une date à l'agenda pour organiser cette confrontation.

Olivier Dartignole

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Le NAIRU, le chômeur-profiteur... et toi, et toi et toi !

17 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Pourquoi les travailleurs se tirent une balle dans le pied en stigmatisant les chômeurs?

 

 

Savez-vous pourquoi les gouvernements font la traque aux chômeurs, en nous faisant croire que c'est pour traquer le chômage, mais qu'en fait, ils ne font ni ne décident jamais rien qui pourrait avoir une quelconque incidence utile à faire diminuer le taux de chômage? Mais que par contre, il leur est plus utile économiquement de stigmatiser, et d'encourager la stigmatisation et la pression sur les chômeurs ?

 

 

Dans la famille des indicateurs économiques, j'appelle le NAIRU.

En anglais dans le texte: Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment.

En français: Taux de chômage n'accélérant pas l'inflation.

Ca veut dire quoi? Ca veut dire qu'il existerait, selon les économistes, un taux de chômage qui permet d'avoir une influence sur l'inflation.

Et ça, les Etats capitalistes, ils en ont besoin pour assurer une pression sur les salaires, pour les faire baisser, pour augmenter le bénéfice pour engraisser les actionnaires.

Comment ça marche?

Prenons un exemple: imaginons que nous soyons en période d'approximatif plein emploi, comme dans les années 50 ou 60. Les employeurs ont besoin de main d'œuvre. Il y en aurait assez peu de disponible sur le marché de l'emploi. La concurrence entre travailleurs est donc assez faible, et les employés peuvent très facilement retrouver un emploi ailleurs s'ils perdent le leur. Les employeurs se disputent même les meilleurs d'entre eux pour qu'ils rejoignent leur entreprise. C'est au plus offrant.

Que se passe-t-il? L'employeur doit offrir un bon salaire, et de bonnes conditions de travail, parce que sinon, le salarié ira directement ailleurs. En cas de désaccord, le salarié peut mettre ses conditions, et demander des augmentations, ou refuser un travail trop ingrat et trop mal payé. Les salaires sont donc susceptibles d'augmenter. C'est l'inflation des salaires. La marge bénéficiaire des entreprises diminue. Les dividendes des actionnaires aussi.

Nous sommes maintenant en période de chômage de masse. Les employeurs ont l'embarras du choix. Si un salarié n'est pas content, ou râle pour ses conditions de travail, ou demande une augmentation, son patron lui dira "si tu n'es pas content, la porte est là, il y en a 500 qui attendent". Il  a donc peur de perdre son job, doit la fermer, accepter des conditions de travail et un salaire de plus en plus merdiques pour conserver son emploi. Il n'est pas en condition de demander une augmentation, les salaires restent plus ou moins stables, et diminuent même. Le patron est donc content, parce qu'il peut engager à moindre coût, et donc augmenter son bénéfice car les salaires sont moins importants.

Mais cela n'est possible que si on met la pression sur les chômeurs, qu'ils se mettent effectivement à tambouriner à la porte des entreprises. Parce que sinon, il n'y a pas de pression, et la situation est similaire à celle du plein emploi. Les salariés ne se sentent pas menacés si les chômeurs sont exigeants et ne veulent qu'un travail de qualité, et continueront de demander des augmentations et de refuser des conditions de travail indécentes. Les chômeurs n'acceptent de travailler que si le salaire et les conditions de travail en valent vraiment la peine.

Tiens, il se trouve que ce taux, le NAIRU est actuellement de 9% pour la France ! Mais quel hasard ! Le taux de chômage en France  est de   9,7 %.

Ca veut dire que pour empêcher les travailleurs d'avoir des revendications de salaires et de conditions de travail, pour faire baisser les salaires, il faut continuer à mettre la pression sur les chômeurs et surtout ne pas faire baisser le taux de chômage. Il faut que le taux de chômage reste proche du NAIRU, et que la pression sur les chômeurs reste constante, voire s'intensifie.

On a donc tout intérêt à stigmatiser les chômeurs, à faire croire qu'ils profitent honteusement, pour pouvoir mettre encore plus de pression sur eux, et donc sur les travailleurs, pour faire baisser les salaires et "libéraliser" comme ils disent, les conditions de travail.

Donc, travailleur, si tes conditions de travail sont de plus en plus merdiques, est-ce la faute aux chômeurs-profiteurs?

Plus les conditions des chômeurs seront merdiques, plus leurs allocations sont incertaines et rabotées, plus tu devras courber l'échine, accepter des conditions de travail et des salaires merdiques.

Maintenant, tu as compris pourquoi les gouvernements néolibéraux, de droite comme de « gôche » t'encouragent à casser du chômeur, et montent les travailleurs avec et sans emploi les uns contre les autres.

Parce que ça leur permet de te sous-payer, et d'augmenter la pression sur toi, et donc de s'en mettre plein les poches sur ton dos, et de t'empêcher de te rebeller...

Penses-y, la prochaine fois que tu râleras sur les "chômeurs-profiteurs"

 

PS; J'ai trouvé ce texte sur le Net, mais je n'ai pas la référence. Je m'excuse auprès de l'auteur d'avoir pris son article sans autorisation mais ne l'a-t-i pas posté pour le diffuser largement ? (SVPat)

 

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J'ai pas dt ca !

12 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud

J'ai pas dt ca !

J'ai pas dit ça!
Ouais, ouais, ouais!
Non, non, non!
J'ai pas dit ça et pis c'est
tout !

On dit que c'est moi qui l'a dit et puis après c'est de ma faute !

 

 

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On peut rire de tout...

4 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud

...mais la cabale ca suffit !

Déclaration de Thierry Lepaon au Comité confédéral national (CCN des 4 & 5nov  2014) et au delà, à  l’ensemble des syndiqués de la CGT (...) à lire en cliquant ICI

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Le patron du Medef veut des Travailleurs-Kleenex

2 Novembre 2014 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Ca me révolte :

... qu'IL puisse licencier sans se justifier !

Ils rasaient les murs au moment de la Libération, pas très fiers de leur " Collaboration"
Aujourd'hui, fort de l'idéologie dominante du tout libéral (de la libre concurrence à son corollaire l''économie de marché) , les Patrons  relèvent la tête et, avec la complaisance de nos gouvernants, ils osent tout: ils se proposent de  casser toutes les avancées contenues dans le Programme du Conseil National de la Résistance... et mêmes les autres !

Ainsi, Pierre Gattaz  vient de  suggérer que la France sorte de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) qui oblige les patrons à justifier un licenciement, un "frein à l'embauche" selon lui.

Le but.  "Les chefs d'entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud'hommes s'ils rompent le contrat (Tiens, tiens, le gouvernement n 'a-t-il pas  supprimé le vote  du collège ouvrier des prud'hommes prévu en 2015 ?).
Et sans rire,  Pierre Gattaz affirme  que " c'est un des principaux freins à l'embauche",estimant que "la flexibilité du marché du travail est un sujet prioritaire pour débloquer notre économie".

Le beurre, l'argent du beurre et les dividendes du beurre !

Adoptée en juin 1982 et entrée en vigueur en novembre 1985, cette convention a été ratifiée par 36 pays  En Union européenne, elle a été ratifiée par Chypre, l'Espagne, la Finlande, la France, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède....mais pas par la Libérale Allemagne !

Son article 4 ( celui qui gêne Gattaz !) stipule qu' "un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service".

Ah que le vie... (et les profits),  des patrons serait belle avec des travailleurs-klennex !

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