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Svpat M...

Pas un mot ????

29 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 Pas un mot ???? Pas un mot ????
 Pas un mot ????

.....mais pas les souvenirs !!!!

Pas un mot en ce 29 septembre ???

voir >>>> L'INOUBLIABLE "La Cigale"

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Un bug informatique

27 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Un bug informatique

Enquête Le Gorafi

Un bug remplace « impôts », « chômage » et « social » par « Roms » dans tous les discours politiques.

La France victime d’un bug informatique à grande échelle. C’est l’avis de plusieurs experts qui ont constaté la disparition de mots normalement fréquemment utilisés comme « impôts », « social », ou « chômage ». Des mots qui se trouvent dès lors remplacés par le mot « Roms ». C’est Jérôme Louvain, conseiller auprès de plusieurs ministères dont celui de l’Intérieur qui a constaté la panne. « J’allais écrire quelques notes pour mon ministre de tutelle (Manuel Valls, NDLR). En me relisant j’ai constaté que tous les termes importants avaient simplement été remplacés par Roms. »

... Selon les analystes, cette situation devrait perdurer encore quelques semaines, d’ici que les machines soient définitivement purgées et réparées. « Il faut s’attendre encore à de nombreux discours ou communiqués contenant toujours le mot “Roms” sans que cela soit relié ou logique » explique un communiquant. « Mais que les gens ne s’inquiètent pas, il leur suffira de changer le mot Roms par le terme qui leur convient et ça prendra sens » rajoute ce dernier.

On se souvient que Nicolas Sarkozy avait été victime durant la campagne d’un bug similaire qui avait vu tous les termes forts et porteurs remplacés subitement par le mot « Halal ».

La Rédaction du Gorafi.fr

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Les préjugés à l'encontre des Roms...

27 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Les préjugés à l'encontre des Roms...

Invasion, délinquance, mendicité, saleté? Tout dire sur les Roms

| Par Carine Fouteau

Ils arriveraient en masse pour profiter des aides sociales, vivraient sous la coupe de mafias, pilleraient les campagnes : les préjugés à l'encontre des Roms sont légion.

Passage en revue des accusations et des contre-vérités qu’elles recèlent.

Ils arriveraient en masse, cambrioleraient les pavillons de banlieue, vendraient leurs bébés, vivraient sous la coupe de réseaux mafieux et dépèceraient des animaux dans les campagnes : les griefs faits aux Roms, dont Manuel Valls martèle qu’ils ont « vocation » à retourner en Roumanie, sont multiples et variés. Appuyés sur des stéréotypes ancestraux, ils reconduisent l’imaginaire attaché aux « bohémiens » et autres « romanichels » d’antan, réputés voleurs de poule vivant dans la fange et se nourrissant d’épluchures. Confortés par des rumeurs locales et des généralisations ravageuses, ils traduisent le rejet dont fait l’objet cette population de citoyens européens démunis.

Nouvelle figure de l’infamie, ces personnes sont une cible d’autant plus facile à atteindre en vue des élections municipales qu’il n’y a pas grand-monde pour les défendre. Les différents sondages dessinent une opinion publique majoritairement hostile. Dans différentes villes, des tracts dénoncent la prolifération des rats dans le sillage des campements. Les rumeurs pullulent. Dans l’espace politico-médiatique, le syntagme figé du « riverain exaspéré » est utilisé à tout-va. Un récent dossier titré “Roms, l’overdose”, dans Valeurs actuelles, dénonce, en vrac, un « fléau », des « hordes », des « bidonvilles immondes », les « gangs roms », bref le « boulet tsigane ». Marianne n’est pas en reste avec son “Gros plan” : « Roms : tout dire ? », véhiculant, sous couvert de questionnement (« Pourquoi les Roms sont-ils aussi nombreux ? », « Sont-ils tous délinquants ? », etc.), des clichés du même genre.

Cette minorité qui a fui son pays en raison de discriminations fait peur. En la désignant comme différente, comme culturellement différente, le ministre de l’intérieur entretient l’inquiétude. Au lieu de considérer ces personnes comme des familles pauvres vivant dans des bidonvilles, les pouvoirs publics les renvoient à une altérité radicale qui va au-delà du sort réservé aux autres étrangers. Manuel Valls leur reproche de ne pas s’intégrer tout en les empêchant de tisser des liens en les expulsant ; les maires leur reprochent d’être sales tout en leur refusant l’accès au ramassage des ordures ; les élus leur reprochent de voler tout en limitant leur accès à l’emploi. Passage en vue des accusations adressées aux Roms et des contre-vérités qu’elles recèlent.

  • « Ils arrivent, sie kommen »

C’est l’un des angles d’attaque majeur. Quand Jean-Marie Le Pen clame « Ils arrivent. Sie kommen », il ne fait que reproduire une idée répandue selon laquelle leur présence serait massive et que davantage encore souhaiteraient venir. Ils sont en réalité moins de 20 000 en France (dont près d'un tiers d'enfants), une chiffre stable depuis une décennie, à rapporter aux 65 millions d’habitants peuplant l’Hexagone. Non pas 20 000 nouveaux venus chaque année, mais 20 000 vivant là pour certains depuis des années. Ils sont donc relativement peu nombreux, mais visibles, car leurs campements (400 au total) font revivre les bidonvilles des années 1960. Ils sont arrivés à partir du début des années 2000.

L’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne a accéléré le mouvement, la libre-circulation favorisant les allers-retours avec le pays d’origine. Ils se sont d’abord installés sur les talus du périphérique parisien, rejoignant les sans-abri “français”. Puis des campements ont fait leur apparition un peu partout dans et près des grandes villes, comme Paris, Marseille, Lyon et Lille où beaucoup vivent des restes produits par ces métropoles. La concentration sur quelques départements, Seine-Saint-Denis, Essonne, Nord et Rhône, accroît leur visibilité.

En Espagne et en Italie, où ils travaillent dans l’agriculture et le bâtiment, les Roms migrants sont cinq fois plus nombreux (environ 100 000 par pays sans compter les communautés tsiganes présentes depuis des décennies). Ils sont aussi victimes de préjugés, mais sont mieux intégrés car ils vivent dans les logements vacants construits en masse dans les années 2000.

Paradoxalement, en France, les démantèlements entretiennent cette impression d’« invasion » car en « poussant », selon le terme administratif, les personnes d’un lieu à l’autre, les expulsions à répétition multiplient les points de contacts avec le voisinage. Plutôt que d’avoir quelques centaines de voisins mécontents, des milliers le sont. Près de 20 000 Roms ont en effet été délogés de leur terrain depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, selon les données de la Ligue des droits de l’homme et du European Roma Rights Centre, ce qui signifie que chaque Rom a fait l’objet d’une expulsion (certains ont pu l’être plusieurs fois, d’autres pas du tout). Interrogé par Le Nouvel observateur à propos de l’évacuation du campement de la N7 à Ris-Orangis en Essonne, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, Luc-Didier Mazoyer, chargé de l’opération, a parlé d’« effet plumeau » pour souligner qu’« on a beau épousseter, la poussière retombe toujours ».

Dans l'avenir, Manuel Valls en est persuadé, ils ne viendront plus, en raison, selon lui, de la baisse du montant de l'aide au retour qu'il a décidée. L'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen, chiffon rouge agité de toutes parts, ne changera rien : cette question concerne les frontières extérieures de l'Union européenne et non les circulations internes.

  • Haro sur les « campements sauvages »

Aucun dispositif public n’est prévu en France pour les accueillir. En l’absence de solution, les Roms occupent le plus souvent des terrains sans autorisation légale, ce que la plupart des médias désignent comme des « campements sauvages », expression métonymique à peine déguisée. Contrairement à une idée reçue, ils n’ont pas accès aux aires prévues pour accueillir les membres de la communauté des gens du voyage. Le plus souvent de nationalité roumaine et bulgare, ils sont exclus de ces espaces réservés aux tsiganes de nationalité française munis de carnet ou de livret de circulation.

Pour leur emplacement, les Roms privilégient plusieurs critères : proximité de zones urbaines, pour trouver de la ferraille et des fripes, qu’ils revendent sur les marchés aux puces (Montreuil, Belleville et Barbès pour l’Île-de-France), des gares du RER pour se déplacer facilement, des axes routiers comme la nationale 7 où se succèdent les casses automobiles et des centres touristiques pour la mendicité. La présence de friches désigne particulièrement certains départements comme l’Essonne ou la Seine-Saint-Denis.

« Non, les Roms n’aiment pas vivre dans les bidonvilles », comme le rappelle le guide réalisé par Romeurope pour lutter contre les préjugés. Ils sont contraints à la mobilité en raison des évacuations, mais ils aspirent à un logement « normal ». Les maires rétorquent qu’ils n’ont pas les moyens de les faire accéder au logement social, en raison des files d’attente déjà longues. Mais rares sont ceux qui déposent des demandes en ce sens. Des solutions alternatives existent pourtant, mises en place par certaines communes, comme la viabilisation de terrains, en échange d’un loyer, l’installation de logements transitoires dans des bâtiments en cours de rénovation, ou encore la réquisition de logements vides.

  • « Ils ne souhaitent pas s’intégrer »

Selon le ministre de l’intérieur, les Roms ne seraient qu’une minorité à souhaiter s’intégrer en France, notamment pour des « raisons culturelles ». Autrement dit, ils ne seraient pas « comme nous ». Ce même reproche a été fait à l’ensemble des immigrés venus par vagues successives, comme le souligne l’historien Gérard Noiriel dans son livre sur l’histoire des migrations Le Creuset français. Les Algériens vivant dans les taudis de Nanterre en ont fait l’expérience : eux aussi étaient considérés comme « pas intégrables ».

Concernant les Roms, ce stéréotype résulte en partie du fait que lors des évacuations de campements beaucoup refusent d’aller dans les hôtels sociaux qui leur sont proposés. Pourquoi? Car les chambres, parfois insalubres (des enfants y ont attrapé des puces), ne sont mises à disposition que quelques jours, ce qui ne fait que reporter leur problème de logement. Les personnes se retrouvent ensuite à la rue, à appeler le 115, chargé de l’hébergement d’urgence, qui ne répond pas. Selon le dernier baromètre de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), 85 % des demandes faites par des familles sont restées sans réponse en juillet 2013.

Plutôt que d’être transbahutées d’un hôtel à la rue à l’hôtel, certaines optent pour l’installation en campement. Là, elles peuvent cuisiner, faire la vaisselle et laver le linge sans provoquer la colère des hôteliers. Manuel Valls estime par ailleurs que la propension des Roms à faire des allers-retours avec leurs pays d’origine serait le signe de l’échec de leur intégration. Pourtant, ces personnes ne se considèrent pas comme nomades. À la différence des gens du voyage, dont certains vont de ville en ville, la totalité des Roms rencontrés à l’occasion de reportages expliquent avoir été chassés de Roumanie en raison des discriminations et désirer vivre « normalement » en France avec un toit et un emploi.

  • Vols à la tire : « Les Roms harcèlent les Parisiens »

Chapardeurs, voleurs, cambrioleurs, délinquants, voire criminels : le champ lexical pour désigner leurs activités illicites sont innombrables. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, les Roms « harcèlent les Parisiens ». Pour Rachida Dati, ils « viennent arracher les sacs des enfants à la sortie des classes ».

À Villebon dans l’Essonne, l’un des résidents du village de l’usine Galland explique que les membres de sa famille sont soit ferrailleurs s’ils disposent d’un véhicule, soit chiffonniers s’ils n’ont que leurs jambes pour se déplacer. Certains parents envoient leurs enfants dans les containers à habits, les encombrants sont récupérés, des vols de métaux sont signalés dans les décharges et sur les voies ferrées. Cette économie de la pauvreté découle notamment du fait que leur accès à l’emploi est limité. À la différence des autres ressortissants européens, les Roumains et les Bulgares ne peuvent pas exercer le métier de leur choix. Jusqu’au 31 décembre 2013 en tout cas, les inégalités devant prendre fin à cette date. Faire la manche n’est pas un choix délibéré, mais un moyen de survie pour assurer les besoins quotidiens de la famille, affirme Romeurope, qui rappelle que « mendier n’est pas un crime ».

Manuel Valls n’entre pas dans ces considérations. « C’est une évidence, nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols et donc de la délinquance. Nous pouvons l’observer sur Paris », insiste-t-il. Le lendemain de sa déclaration sur France Inter, le ministre organise une conférence de presse pour présenter son plan national de lutte contre les cambriolages et les vols à main armée. La tentation de l’instrumentalisation est à portée de main. Et le risque est réel de focalisation sur un problème en particulier.

Comme les statistiques ethniques sont interdites en France, l'administration cible les Roumains. Selon une note de la police judiciaire révélée par Le Parisien à la fin de l'été 2012 mais jamais officiellement confirmée, le nombre de ces ressortissants mis en cause pour vols est passé de 5 420 en 2008, à 11 400 en 2010 et 20 000 en 2011. « La part de leur implication est en augmentation très sensible au cours des dernières années », a souligné le ministre mercredi 25 septembre, place Beauvau. La hausse paraît nette, en effet. Mais qu’indique-t-elle ? Tout d’abord, les Roumains, qui sont plusieurs dizaines de milliers dans l'Hexagone, ne sont pas tous roms, loin de là. Ensuite, toute personne mise en cause est un suspect dont la culpabilité n’est pas établie. Ensuite encore, une même personne peut être mise en cause de multiples fois, comme cette famille de deux parents et cinq enfants qui, à eux seuls, «totalisent 120 arrestations», selon le témoignage de Gilles Beretti, commissaire divisionnaire chargé de la « délinquance itinérante »). Enfin, ces chiffres, régulièrement contestés, ne concernent que les vols élucidés (c’est-à-dire pour lesquels une personne a été placée en garde à vue), soit moins de 15 % du total.

Moins qu’un état de faits, c’est l’activité policière qui est mesurée et son intérêt à un moment ou à un autre pour certains types de délits. À Paris, la préfecture de police a mis en place un dispositif spécifique pour lutter contre la « délinquance roumaine ». Il est donc difficile de distinguer ce qui relève d’une augmentation des atteintes aux biens et d’un effet d’une vigilance accrue à l’égard d’une certaine minorité. Créée dans le sillage du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, cette cellule est constituée d’agents français et d’officiers de liaison roumains. Une part importante de son activité est liée à l’arrestation de mineurs (5 000 en 2011), certains étant interpellés à de nombreuses reprises. Les vols en question, même s’ils sont répréhensibles, ne sont pas parmi les plus graves : vols de téléphone portable, vols à la tire, vols au distributeur, fausses pétitions qualifiées d’« escroqueries à la charité ».

Ces actes sont surreprésentés dans les zones touristiques et visent principalement les étrangers en visite. Souvent mineurs, les pickpockets sont relâchés rapidement, l’objectif des policiers étant de démanteler les têtes de réseaux plutôt que les petites mains.

  • « Ils sont sous la coupe de mafias »

« Le vrai problème est là : nombre de Roms sont sous la coupe de mafias qui les ont endettés et les contraignent à voler », tonne Marianne dans son dossier. La réalité est plus complexe. Les organisations mafieuses existent, mais elles sont minoritaires. Les boss sont plutôt installés en Italie, en Espagne et en Roumanie, et les exécutants vivent généralement à l’hôtel, envoyés d’un pays à l’autre. Le procès du clan Hamidovic, originaire de Bosnie-Herzégovine, qui s'est tenu à Paris au printemps 2013, a révélé quelques-unes de leurs pratiques. L’ensemble des membres présumés du réseau ont été condamnés, à une exception près, pour avoir contraint des jeunes filles à voler dans le métro parisien. Poursuivi pour traite des êtres humains, le chef a écopé de sept ans d’emprisonnement.

Les audiences ont mis au jour une organisation hiérarchisée, avec un système d’intermédiaires et un patriarche menant un train de vie luxueux incompatible avec l’absence de revenus déclarés. Les gains détournés ont été estimés à 1,3 million d’euros par les enquêteurs. Les femmes de la famille étaient presque toutes mises à contribution, à la fois victimes et parties prenantes.

L’institution judiciaire a déployé une énergie considérable pour cette seule affaire, les investigations ayant duré plusieurs années. Lors du procès, il est apparu qu’une famille rivale avait pris le relais d’une partie du business. En février 2012, Gilles Beretti indiquait à Mediapart que seuls cinq à huit des dizaines de campements roms de la région parisienne étaient liés à des réseaux criminels. « Vous avez des campements avec beaucoup de mendiants qui ne sont pas liés à un réseau », affirmait-il

Une autre affaire, de trafic de bébés, a récemment défrayé la chronique. Une information judiciaire a été ouverte le 1er août 2013, à propos de ventes supposées ayant eu lieu à Marseille et Ajaccio. Deux organisateurs présumés, identifiés comme roms, ont été interpellés. Le directeur interrégional adjoint de la PJ de Marseille, Christian Sivy, a pris soin de qualifier cette situation d’« exceptionnelle ».

« Des bandes écument les territoires ruraux »

« Culture de vergers pillés, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d’irrigation arrachés, animaux dépecés », un récent communiqué de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a semé la terreur dans les campagnes. Lors de sa conférence de presse, Manuel Valls a pris acte en dénonçant « ces bandes d’Europe de l’est qui écument des régions, des territoires ruraux et provoquent des traumatismes ». Pourtant le syndicat concurrent de la FNSEA, interrogé par Libération, relativise. « Je ne comprends pas trop l’intérêt de faire un tel communiqué maintenant et d’apeurer les gens, réagit Bernard Lannes, président de la Coordination rurale. De notre côté, on ne peut pas dire que 2013 ait été une année noire, ni parler de recrudescence. Il se passe ici et là des choses évidemment choquantes qu’il ne faut pas minimiser, mais j’aurais pu vous donner les mêmes exemples il y a quinze ans. »

La gendarmerie nationale indique avoir constaté des « problématiques locales » (notamment en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) mais pas d’augmentation du nombre de faits à l’échelon national. « Quant aux “réseaux” auxquels la FNSEA fait référence, indique le quotidien, ils existent, mais la plupart des vols de fruits et légumes seraient le fait de locaux qui revendent la marchandise, difficile à tracer, dans les marchés du département voisin. Qu'importe, les rumeurs courent, et les gens du voyage tout comme les Roms sont à nouveau désignés comme “le fléau des campagnes”, un cliché qui remonte à Clemenceau. » Conséquence de la paranoïa ambiante : les achats de matériel de surveillance augmentent dans les exploitations agricoles.

  • « Une présence urticante et odorante »

Jean-Marie Le Pen n’est pas le seul à se repaître de l’image de saleté renvoyée aux Roms alors même que les pouvoirs publics refusent quasi systématiquement de mettre des bennes à disposition et de ramasser les ordures, malgré les obligations inscrites dans le code général des collectivités locales qui concernent l'ensemble des installations, y compris illégales. Avec les intempéries, les terrains deviennent boueux. En l’absence de collecte des déchets, les campements se salissent. Certains habitants s’organisent pour y remédier. D’une manière générale, les intérieurs des cabanons sont propres, coussins et couettes impeccablement pliés en bout des lits qui font office de canapé le jour. Le peu de place oblige les familles à maximiser les rangements. L’accès à l’eau est une autre difficulté. Rares sont les municipalités qui leur ouvrent des points d’eau, une fois encore malgré ce que prévoit la réglementation.

  • « Ils profitent des aides sociales »

En tant que ressortissants européens, les Roms ne sont autorisés à rester en France au-delà de trois mois que s’ils disposent de revenus de subsistance jugés suffisants. Comme c’est rarement le cas, ils tombent dans l’irrégularité et risquent à tout moment d’être obligés de quitter le territoire. Par conséquent, ils ne perçoivent aucune aide sociale (ni chômage, ni revenu de solidarité active, ni allocations familiales). Ils ont droit en revanche à l’aide médicale d’État qui permet d’accéder aux soins de base. Mais, comme beaucoup de personnes démunies, ils manquent d’information sur les services auxquels ils sont autorisés à recourir.

  • « Ils ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école »

Pour certaines familles, la scolarisation constitue un sacrifice car les enfants sont amenés à compléter les revenus de leurs parents. Les envoyer à l’école suppose ainsi parfois un travail de conviction de la part des quelques bénévoles qui se relaient autour des campements pour assurer le ramassage scolaire. La situation se complique quand les maires, contrevenant à la loi, refusent les inscriptions, en prenant comme prétexte l’expulsion à venir du terrain. Les évacuations cassent les processus d’intégration scolaire.

Dans un entretien à Mediapart, le préfet chargé de coordonner la politique publique à l'égard des Roms, Alain Régnier, souligne que la scolarisation en maternelle et en primaire a progressé, mais qu'elle reste marginale au collège, notamment pour les filles. Le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) rappelle qu’il y a encore quelques années dans les campagnes françaises, les maîtres d'école devaient convaincre les parents de laisser leurs enfants aller à l’école plutôt que de travailler aux champs.

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"J'vous jure, c'est pas moi, c'est mon estomac !"

24 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

"J'vous jure, c'est pas moi, c'est mon estomac !"

Un phénomène rare mais existant.

Les infirmières qui ont vu débarquer dimanche dernier au Texas un homme ivre de 61 ans, qui prétendait ne pas avoir bu une goutte d'alcool, ne lui ont accordé aucun crédit. Et pourtant... c'était vrai !

Selonn Le Monde.fr qui relate l'incroyable histoire racontée sur le site de la NPR, principale radio non commerciale des États Unis, l'homme, visiblement sous l'emprise de l'alcool, arrive titubant aux urgences, trébuche, se plaint de vertiges... L'équipe médicale, qui en a vu d'autres, le fait souffler dans un éthylotest. "Mais je sors de la messe, je n'ai rien bu", soutient l'homme. Le verdict est sans appel : 0,37 % d'alcool dans le sang. L'épisode est digne des meilleurs épisodes de Dr House : on décide de garder le patient en observation, le temps qu'il reprenne ses esprits.

Le "Syndrome d'autobrasserie"

Et là, surprise, les infirmières s'aperçoivent qu'au fil des heures, le taux d'alcool ne cesse de grimper. Pourtant, le patient est bien dans une chambre isolée. Au bout de vingt-quatre heures, il atteint 0,12 g/l. Le phénomène a beau ne pas être nouveau, il en a étonné plus d'un.

Ainsi donc peut-on être ivre sans avoir bu ! C'est le "syndrome d'autobrasserie".

Entendez par là une infection causée par Saccharomyces cerevisiae, dite levure du boulanger ou levure de bière.

Au contact de l'amidon contenu dans le pain, le soda, ou dans les pâtes, la levure fermente les sucres en éthanol, et peut conduire jusqu'à un état d'ébriété. Un régime alimentaire fort en fibres et en levures pourrait être à l'origine de la résistance et de la survie de la bactérie dans l'organisme.

Mais rassurez-vous, les cas restent extrêmement rares. Juste de quoi permettre au prochain dîner arrosé de sortir l'excellente excuse :"J'vous jure, c'est pas moi, c'est mon estomac !"

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Pour ceux qui l'ont raté et ceux qui veulent le relire

10 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 Pour ceux qui l'ont raté et ceux qui veulent le relire

L'article de Lucien Sève.

« La bataille de la retraite est une vraie lutte des classes »

Alors que plusieurs syndicats appellent à manifester ce mardi 10 septembre contre la réforme des retraites du Gouvernement, le philosophe Lucien Sève estime que c'est la place et le rôle du retraité qu'il faut repenser en profondeur. Et appelle à jeter les bases d'une « troisième vie » dans laquelle le retraité jouerait un rôle majeur et actif à visée émancipatrice dans la société. Loin de toute exploitation.

La Marseillaise. Salariés et retraités seront dans la rue le 10 septembre pour s'opposer à la réforme des retraites telle qu'elle est annoncée par le Gouvernement. On nous redit, comme à chaque fois : « on vit plus longtemps, il est normal qu'on travaille plus longtemps », et c'est bien ce à quoi tend l'allongement de la durée de cotisation. Vous insistez sur un autre aspect de la question . le bien-vieillir. Qu'est-ce à dire ?

Lucien Sève. Permettez que d'abord je revienne sur cette fameuse phrase censée justifier l'attaque contre nos retraites. C'est comme ça que se mène toute politique anti-populaire : d'abord, on intimide en matraquant avec un slogan bien trouvé (par exemple « le coût du travail ») ; et alors, carte blanche pour le pire. Nous n'attaquons pas assez cette apparente évidence (« on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps ») qui est en fait une double mystification.

D'abord, on vit plus longtemps justement parce qu'on travaille moins longtemps que jadis ; faire travailler plus longtemps, c'est réduire la durée moyenne de vie, comme le démontre la très forte différence d'espérance de vie entre salariés d'exécution et non-travailleurs. Ensuite, et c'est là le plus mystificateur, de plus en plus les retraités travaillent bel et bien -tâches domestiques, bénévolat social, activités créatrices…-, mais librement, et non plus pour un patron ! Le travail libre ne tue pas, au contraire il fait vivre. Tout est là. Ce que dit en sous-main le slogan, c'est donc : on vit plus longtemps, donc on doit être exploité plus longtemps. Voilà le scandale. Travail libre ou travail exploité ? C'est le cœur de la question. Une question à fort contenu de classe.

La Marseillaise. Venons-en au « bien-vieillir ». Vous mettez en cause l'approche de toute la question des retraites en termes d'âge, l'appellation,de « seniors »… Mais n'est-ce pas l'identité du système de retraite à la française, à savoir que les « actifs » d'aujourd'hui cotisent pour les retraités ?

Lucien Sève. C'est qu'il y a un vrai jeu de mots sur le âge. Si je dis : soixante ans doit être l'âge du droit à la retraite, ici âge est simplement un repère temporel. Mais quand on dit : les retraités sont des gens d'âge, âge devient une qualification psychique, ce seraient des vieux nécessairement voués à l'oisiveté, à l'inactivité, de simples bouches à nourrir, bien lourdes pour la nation… C'est ce second sens du mot âge qu'il faut radicalement critiquer. L'extraordinaire mutation à la fois sanitaire et sociale qui s'est engagée, c'est qu'après soixante ans s'ouvre pour beaucoup non pas ce qu'on appelle « le troisième âge », c'est-à-dire une survivance diminuée, mais une troisième vie à part entière, plusieurs décennies au cours desquelles, au sein même de cette invivable société capitaliste à bout de souffle, commence à devenir possible pour un nombre croissant d'hommes et de femmes une existence active désaliénée. Nous vivons les débuts d'une formidable émancipation possible de l'existence humaine, où après la « vie de travail », on veut dire par là la vie exploitée, peut s'ouvrir pour de plus en plus d'individus une longue vie d'activités non exploitées, une vie pleinement pour soi et pour les autres. C'est cette magnifique mutation commençante qui est en jeu. La réforme en cours du système de retraite signifie concrètement que la plus grande part de l'espérance supplémentaire de vie serait confisquée par le capital aux salarié-e-s. C'est intolérable.

La Marseillaise. Mais la frontière entre « actifs » et « inactifs » n'est-elle pas le fruit de décennies durant lesquelles la condition de retraité a été résumée au repos bien gagné après le devoir accompli, à l'oisiveté ? Quelle condition nouvelle devrait-on envisager pour le retraité nouveau ?

Lucien Sève. Ici encore, attention aux jeux de mots involontaires. Cette distinction des « actifs » et des « inactifs » est en effet à la base de notre système de retraite par répartition, mais en un sens purement institutionnel : est dit actif le travailleur salarié qui cotise pour le retraité appelé inactif en ce seul sens qu'il a cessé d'être lui-même travailleur salarié. A cela il n'est bien entendu pas question de toucher.

Mais dans le sens général de ces adjectifs, rien ne voue le retraité à être un inactif, en entendant par là un improductif, un inutile, et ce qui se passe sous nos yeux est justement que de plus en plus de femmes et d'hommes retraité-e-s ne font pas que jouir d'un repos souvent très chèrement gagné, se distraire, voyager…

Beaucoup tiennent à se rendre activement utiles et le sont effectivement. Qu'en serait-il par exemple de notre vie municipale, associative, solidaire sans la très considérable participation des retraité-e-s ? Et de la vie familiale des rapports avec les enfants ? Et de bien d'autres choses importantes, comme la transmission de l'expérience professionnelle et sociale ?

En ce sens, il importe hautement de cesser de les appeler « inactifs », désignation légale susceptible d'accréditer une vraie falsification sociale. Le revenu qu'est la retraite n'est pas une aumône pour individus socialement à charge, c'est une rémunération justifiée pour pleine citoyenneté.

La Marseillaise. Le fait que le temps de retraite soit « hors-salariat », donc « hors-exploitation », selon les vues marxistes, pourrait-il favoriser un nouveau rôle du salarié dans la société ? Si oui, pourquoi n'en va-t-il pas ainsi actuellement ?

Lucien Sève. Bien sûr que ça pourrait et même devrait le faciliter ! L'allongement de l'espérance de vie active exige de penser et d'organiser autrement le temps de retraite. Et d'abord il faut entendre autrement le mot même de retraite. D'origine, il dit un retrait de la vie active, une mise à l'écart, un renoncement à la vie plénière. Le retraité en a le droit, si c'est son libre choix. Mais de plus en plus le mot peut et doit dire tout autre chose : une troisième vie traitée autrement, retraitée comme on retraite un minerai… Un retraitement de l'existence où l'on puisse enfin longuement faire ce qu'on a envie de faire et que la vie exploitée a empêché de faire… C'est un droit imprescriptible de toute personne, si du moins notre monde est civilisé. Et l'assurer vraiment exige toutes sortes de choses qui à mon sens doivent faire aussi partie de la bataille pour nos retraites. Par exemple, une troisième vie humainement riche ça se prépare, ça présuppose d'acquérir de nouveaux savoirs et savoir-faire, de former de nouvelles motivations.

A cet égard, la façon dont ce capitalisme à bout de souffle maltraite aujourd'hui les quinquagénaires est un scandale, on leur gâche l'existence, on les licencie, on leur refuse toute formation, etc…, cela juste au moment où ils ont à préparer leur troisième vie, chose aussi essentielle que la formation initiale… L'être humain est aujourd'hui aussi maltraité que la planète Terre, je trouve qu'on ne le dit pas assez. Il ne suffit pas d'être écolo, il faut du même mouvement être anthropolo…

La Marseillaise. Dans quelle mesure la bataille pour ce que vous appelez la troisième vie s'apparente-t-elle, selon vous, à une bataille de classe ?

Lucien Sève. Empêcher qu'on dégrade davantage encore notre système de retraite et même passer à l'offensive pour y apporter toutes les améliorations dont il a tant besoin, c'est se battre pour que demain vingt millions de retraité-e-s accèdent à une vraie troisième vie soustraite à l'emprise directe du capital. C'est une affaire colossale. N'ayons pas peur du mot : c'est bien plus que simplement revendicatif, c'est proprement révolutionnaire. C'est même ça, aujourd'hui et demain, la révolution : créer au présent un rapport des forces qui permette de changer sans attendre des rapports sociaux fondamentaux dans un sens émancipateur. Si nous hésitons à voir dans cette bataille de la retraite une vraie et grande lutte de classes, le capital financier, lui, n'hésite pas : il se donne à fond pour la gagner en son sens. Oui vraiment, grande bataille de classe. Qui mérite que nous fassions un premier vrai succès du 10 septembre.

Entretien réalisé par Sébastien Madau (La Marseillaise, le 8 septembre 2013)

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L’argent au social, pas à la Guerre !

8 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

L’argent au social, pas à la Guerre !

Nous refusons l’inquiétante dérive guerrière à laquelle se livre le gouvernement français.

Lybie, Mali et bientôt Syrie : les faits nous montrent que cette logique de guerre n’amène rien de bon pour les peuples. On le voit en Irak, en Lybie : pas un jour sans un attentat, des centaines de morts. En Afghanistan, les talibans sont aux portes du pouvoir !

Les peuples n’ont pas besoin de guerre, de bombes, de haines et de violences.

Ils ont besoin de paix, de justice sociale, de travail, de liberté.

Aujourd’hui avec la bourse, un seul secteur connait une croissance fulgurante : le commerce des armes qui entre 2007 et 2012 a gagné 30% de croissance ! On ne peut pas en dire autant de nos salaires et pensions....

Plutôt que de jouer les guerriers, de lancer des missiles à plusieurs millions d’€uros pièces sur la Syrie, François Hollande ferait mieux de se préoccuper de sortir la France des inégalités sociales, de la mal vie dans nos quartiers, d’aider les services publics à remplir leur mission.
On parle d’économie, de déficit comme pour les retraites, là il n’y pas d’argent. Par contre pour la guerre c’est guichet ouvert.........et la Commission de Bruxelles ne dit rien !

Nous disons stop à cette escalade de guerre.

Nous disons halte au mépris pour tous ceux qui sont pour une autre solution que la guerre. Trop facile de mettre au second plan la question sociale, la mal vie et la misère génératrices de violences, d’intolérances qui se développent en France

Une autre solution est possible, celle qui passe par les peuples, par la démocratie, la négociation par l’ONU.

Ecoutons Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, qui dit que la guerre et le chaos en Syrie ne serviront à personne. Cela n’est pas faire un quelconque cadeau au régime de Bachar El Assad mais lui imposer une transition démocratique.

Nous disons stop à une politique coloniale et impérialiste qui fait que depuis plus de 50 ans, les intérêts des occidentaux sont guidés par le pétrole, soutenant les dictateurs et les intégristes de tout poil, on voudrait nous le faire oublier....

Nous avons aussi mal pour la France quand notre pays suit aveuglement les Etats Unis et que l’Europe est muette.

Aujourd’hui, ce système est mort : place aux peuples.

Cette volonté guerrière en devient même un écran de fumée pour tenter de détourner le débat de la « réforme » des retraites qui va être présentée au parlement et qui est exactement dans la continuité des réformes précédentes engagées par la droite.

Pourtant, en 2010, le Parti socialiste avait prétendu soutenir le mouvement social.
Cette « réforme » est une insulte au bon sens car elle ne réglera aucun problème. C'est aussi une insulte à celles et ceux qui ont cru se débarrasser de la politique libérale de Nicolas Sarkozy en votant François Hollande en mai 2012.

Augmentation de la durée de cotisation, recul de l'âge réel de départ, diminution des pensions : ce sont les travailleurs et pas les entreprises qui supporteront l'ensemble de l'effort ainsi que le ministre de l'économie l'a rappelé devant un parterre choisi de patrons émerveillés par tant de bonté.

On le voit, l'argent existe. La volonté populaire également !

(Laurent Perea, PCF 32)

http://www.cgt.fr/article40460.html = CARTE de FRANCE des MANIFESTATIONS

http://www.cgt.fr/article40460.html

http://www.cgt.fr/article40460.html

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Hey François? Tu te gourres !!!!

6 Septembre 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Hey François? Tu te gourres !!!!

Impôts : taux réduit pour les sociétés, perte d'un avantage pour les salariés !

Selon le quotidien économique Les Echos -édition de vendredi 6 sept - , le gouvernement devrait réduire le taux de l'impôt sur les sociétés.

Il pourrait être abaissé à 30%, même si l'ampleur de cette réduction n'a pas été arbitrée. Pour l'instant, le taux de l'impôt sur les sociétés varie selon la taille de l'entreprise : 15% pour celles qui dégagent un bénéfice inférieur à 38 000 €, 33,33% pour les autres.

Par ailleurs, le gouvernement envisage de supprimer une partie des avantages qui bénéficient aux contrats collectifs de complémentaires santé souscrits par les salariés dans les entreprises, soit une augmentation d'1 Md€ d'impôts sur le revenu. Les contrats collectifs couvrent 76% des salariés, soit 13 millions de personnes, qui bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux. Dans ce mécanisme, la participation de l'employeur au financement des contrats est partiellement exemptée de cotisations sociales, ce qui coûte 1,6 Md€ par an, selon le quotidien. Mais dans le même temps, la participation des salariés aux contrats est déduite de leur revenu imposable, même si l'entreprise en prend en charge une partie. C'est cette seconde niche que l'exécutif entend raboter, en supprimant l'exonération fiscale qui bénéficie aux salariés sur la part abondée par l'employeur*

Effet immédiat sur le revenu taxable
«Dans les faits, les salariés n’ont pas forcément conscience qu’ils bénéficient de cette déduction. Celle-ci est calculée par les entreprises, et n’est pas toujours lisible sur la fiche de paie. Sa suppression va néanmoins avoir un effet immédiat sur le revenu taxable qui apparaîtra sur leur feuille d’impôts».

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