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Svpat M...

Mr le Président , j 'aimerai bien une réponse !

28 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Mr le Président qui c'est qui fait la politique de la France ?

Le Medef et 3 syndicats minoritaires ou les députés????

 

<<<<<Accord sur l'emploi <<<< François Hollande déclare ( FR2 - JT de 20H le 28 mars 2013)
- Sur cet accord, signé par trois syndicats et le patronat, «il peut y avoir» au Parlement «des corrections qui améliorent mais toute correction devra être approuvée par les signataires».

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Pour défaire l'ANI .....

26 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

Appel à la mobilisation ...

blog-la-terre.JPG

 Semaine après semaine, à travers le mouvement syndical, associatif et politique, et l’appel « un ANI qui nous veut du mal », les salariés de notre pays prennent progressivement connaissance et conscience du contenu de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier dernier entre le MEDEF et trois organisations syndicales minoritaires. Des milliers de citoyens sont déjà descendus dans la rue le 5 mars dernier. Cet accord est quasiment retranscrit sans modifications par le projet de loi dit « de sécurisation de l’emploi », que le Gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale. Son examen débute déjà au sein des commissions. Il viendra en séance publique dès le 2 avril prochain !

 

 Les dispositions de cet accord, présentées par le Gouvernement comme un nouveau « compromis historique », bouleversent en profondeur le droit du travail. Elles constituent en réalité une « régression historique » ! Ces mesures fragiliseront les salariés, réduits à être soumis aux aléas du système, à être toujours plus la variable d’ajustement des stratégies financières et de rentabilité des actionnaires et des groupes. Je ne prendrai que deux exemples éclairants. L’article 10 du projet de loi introduit les accords de « mobilité interne » qui autoriseraient l’employeur à licencier le salarié, si celui-ci refuse d’aller travailler à l’autre bout de la France. L’article 12 valide les accords « de maintien dans l’emploi », qui permettraient de licencier les salariés refusant de voir leur salaire baisser. Disons-le tout net, son adoption transformerait le licenciement en simple formalité.

 

Je l’ai déjà dit, cette attaque d’envergure du MEDEF contre les droits des salariés doit constituer « la mère des batailles » pour tous les progressistes. Les députés du Front de Gauche défendront pied à pied l’intérêt des salariés, en s’appuyant sur le mouvement social, en combattant de façon déterminée toutes les mesures régressives. Nous allons appeler tous les députés, je dis bien tous les députés, à revisiter article par article ce mauvais accord pour le rejeter, ou le réécrire en ayant un seul gouvernail, celui du bien commun.

 

Mais ce travail de fond sera vain, s’il se restreint à un tête à tête entre parlementaires. Il doit s’agir d’un mouvement collectif profond, où les forces sociales, les salariés s’impliquent pour interpeller leurs élus, en particulier ceux issus de la nouvelle majorité. C’est par les luttes des salariés, par leur choix politique en mai et en juin 2012 que le Président de la République et les députés de gauche ont été élus. C’est par leurs luttes, par leur force d’action que l’on peut rejeter ces mesures régressives. Comme je le prévois dans le Puy-de-Dôme en les rencontrant, le 28 mars prochain, il faut porter la parole des salariés, de leurs représentants locaux, leur analyse concrète, dans leur entreprise, dans leur secteur d’activité. Il faut enrichir le débat d’exemples locaux et du vécu des travailleurs. Beaucoup me disent : « si l’ANI existait déjà, je serais à la porte ! Si l’ANI existait déjà, il n’y aurait pas eu de reprise de mon entreprise ! » Voilà comment prendre les choses. Voilà comment porter le message auprès des représentants de la Nation. Rendre visible le caractère scélérat de ces mesures issues de la réflexion du MEDEF. Démontrer collectivement qu’il est contre-productif pour l’emploi, et nuisible pour le monde du travail.

 

Publié dans le journal La Terre. 

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La Saga des Conti ...pour tous ceux qui doutent !

23 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_vertical/conti_1.jpgLe film de Jérôme Palteau, la Saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière, dessine une chronique sensible, qui suit à la trace la lutte exemplaire et contagieuse des ouvriers picards. La Saga des Conti, au cœur d’une révolte ouvrière, film documentaire 
de Jérôme Palteau. France, 2012, 1 h 37. *

 


«La classe ouvrière n’a pas disparu, on l’a rendu invisible », résument les sociologues Stéphane Beaud et Michel Pialoux. Début 2009, les Conti nous ont vengés de cette invisibilité. À Amiens ou Paris, en passant par Compiègne ou Hanovre : c’est simple, on ne voyait qu’eux. Comme un violent retour du refoulé, en forme de claque dans la figure du patronat. Le film de Jérôme Palteau, qui les a filmés depuis le début, dessine une chronique à mi-chemin entre le discours de la méthode et le récit d’apprentissage. Sur la méthode (comment se battre), le documentaire est un peu scolaire. Sur l’apprentissage (grandir grâce à la lutte), il excelle.

 

Le film s’ouvre sur la trahison originelle. En 2007, la direction avait proposé un retour aux 40 heures hebdomadaires, en échange de la promesse tacite de pérenniser le site. Mensonge et plan social, deux ans plus tard. Tout de suite, deux personnages de cinéma se détachent du lot et portent le documentaire. Xavier Mathieu, capable de retourner une préfecture ou un plateau télé. Et Didier Bertrand, calme sous sa crête punk, avec ses impayables tee-shirts Toots and the Maytals.

 

Tout partait de zéro et le film a des allures de récit d’initiation. « Moi, je savais défendre un collègue pour une augmentation. Je ne savais pas ce qu’était un comité de lutte et, quand je suis monté sur la palette pour expliquer le truc, j’ai prié pour qu’on ne me pose pas de question », avoue Xavier Mathieu. Rapidement, les AG deviennent le cœur battant du combat. Le creuset qui fournit les idées, le nouveau cadre de travail et, surtout, une dignité. « Maintenant, il n’y a plus de syndicat. C’est un pour tous et tous pour un ! » crie un salarié au début du film. Un « Tous ensemble ! » répété comme un mantra de combat.

« Un pour tous et tous pour un ». Cette morale de mousquetaire se double vite d’une morale de pirate. Impossible de sauver le site ? « Alors, ils devront mettre la main à la poche, ces bâtards », souffle Xavier Mathieu. Le documentaire de Jérôme Palteau est aussi l’histoire d’un millier de personnes qui cessent subitement de jouer le jeu. Ils prennent d’assaut le CE à Compiègne, ou l’AG des actionnaires à Hanovre. Et ça vole dans tous les sens, à l’image : des chaussures, des œufs, des drapeaux, des chaises. La colère est cinégénique, surtout quand elle était portée par l’enthousiasme parfois proprement délirant des Conti. Car la révolte est aussi affaire d’énergie et de plaisir, nous rappelle cette lutte joyeuse.

 

À la fin, le film s’attarde un instant dans le sillage des Conti. Partout où ils allaient, un mystérieux clochard les suivait. Il est là, dans une gare. « Et, du jour au lendemain, on ne l’a plus jamais revu », explique Xavier Mathieu. Un marginal, un pauvre, parmi d’autres, qui s’est reconnu en eux.

 

Source L'Humanité.fr  le 20 Mars 2013

 

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A 70 ans, Louise et Martine prennent leur retraite...

15 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

A 70 ans, Louise et Martine prennent leur retraite…

http://soyons-serieux.fr/wp-content/uploads/2013/03/amsterdam-ah.jpg

 

Les marins bataves pourront-ils encore boire à la santé des putains d'Amsterdam, comme le chantait Brel, sans avoir une pensée émue pour Louise et Martine Fokkens, sœurs jumelles prostituées qui viennent d'être contraintes par l'âge de prendre leur retraite… A 70 ans !

 

Avec elles, c'est tout une histoire de l'amour tarifé qui disparaît dans le port mythique. Qu'on en juge, elles ont tout vu ! Après 355.000 clients revendiqués! «Des pères amenant leurs fils pour leur première fois aux clients aux goûts plus… particuliers, nous avons tout eu», affirme

 

Martine, assise, l'air nonchalant, sur le lit installé à l’arrière de sa «fenêtre», l'une des 370 du quartier, située dans la rue Oude Nieuw, une petite allée qui se teint de couleur rouge néon à mesure que le soleil descend sur la ville.

 

Un soleil mourant qui tombe sur deux vieux hauts fourneaux européens lesquels, à l'instar de ceux de Florange, s'éteignent, quand meurt avec eux le souvenir d'une antique industrie et sa main d'oeuvre qualifiée locales…

Mais, comme partout, la concurrence est rude ; atteinte d’arthrite, Louise ne pouvait plus lever la jambe et se mettre dans «toutes ces positions sexuelles». Martine, quant à elle, se plaignait d’une baisse de… fréquentation. « Seul un vieil homme habitué aux séances SM venait me voir… »

 

Et si elles écrivaient leur fabuleuse histoire ? Après avoir taillé des plumes pendant des décennies, il est temps de les tremper dans l'encre !

Dessin de AH-Texte de Jean Garnier

 

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La Maison Jean-Ferrat

13 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

 

 

Entraigues 13 mars 2013

La Maison Jean-Ferrat ouvre ses portes


Trois ans après la disparition du chanteur, son épouse Colette inaugure à Antraigues une maison dédiée à sa mémoire. Un lieu qui accueillera différentes rencontres culturelles. Entretien.

Vous inaugurez aujourd’hui la Maison Jean-Ferrat, à Antraigues, qui ouvrira ses portes au public le 13 mars, trois ans jour pour jour après la disparition de Jean, en 2010. C’est un beau projet et une journée heureuse. Comment vivez-vous cet événement ?


Colette Ferrat. Cela fait trois ans, depuis que Jean est parti, que j’ai souhaité lui trouver un lieu. L’opportunité est arrivée par une maison sur la place d’Antraigues, qu’il a fallu transformer, où Jean est bien. C’est là qu’il a eu ses meilleurs moments, sur cette place de la Résistance. Une place avec des bistrots, un accueil, une chaleur, une amitié incroyable. Je ne pensais pas trouver un lieu parce que Jean me disait toujours : « Mais on ne pourra rien faire. » Et finalement, ça y est, il est trouvé. J’ai essayé de reconstituer un endroit où il aimait être, en évoquant les plaisirs qu’il avait d’être sur la place, de jouer aux boules ou autre. Il a eu plusieurs mandats, des fonctions municipales, il s’est beaucoup occupé de ce village, il a créé pas mal de choses. Cela me tenait à cœur de le situer là. J’ai eu la chance de pouvoir acheter une maison. La jeune fille qui en a hérité m’a dit : « Si c’est pour faire un lieu culturel et si c’est pour Jean, alors tu seras la première choisie. » Il a fallu faire beaucoup de travaux pendant trois ans. Maintenant, cette maison va enfin exister, et Jean, je le sens déjà plein de vie là-dedans. Il y est tellement présent.

 

Jean avait-il eu connaissance de ce projet ?

Colette Ferrat. Il avait évoqué l’idée d’un lieu avec son associé Gérard Meys, dont on parle moins que de Jean, mais qui était quand même la personne avec laquelle il a travaillé pendant plus de cinquante ans. Entre eux, c’était une belle amitié. C’est important de pouvoir les associer aussi dans cette maison parce que moi, je n’étais pas dans le métier. Je me trouve finalement poussée dans ce partage. Les gens m’écrivent en pensant qu’à travers moi, ils rejoignent Ferrat. Au début, ils pensaient créer une fondation à Paris, et ils n’ont pas pu le faire. Cela avait été un peu oublié et, là, il y a de nouveaux fonds et on peut créer cette maison, avec peut-être moins de frais, et où on peut faire pas mal de choses, comme des rencontres culturelles, des remises de prix, en particulier le prix Jean-Ferrat, que nous allons inaugurer bientôt, ou des échanges avec des artistes.

 

Que trouvera-t-on 
dans la Maison Ferrat ?

Colette Ferrat. C’est une maison pleine de vie, avec l’exposition « Jean des encres, Jean des sources ». Tout le reste est à découvrir, c’est des rencontres avec des chanteurs, des conférences, des jeux, des études. Il y a son bureau, ses livres, sa guitare, son piano, tout ce qui le concerne est restitué là. Jean est ici chez lui, et ça, j’en suis très heureuse.

 

Comment va se dérouler la journée d’inauguration ?

Colette Ferrat. Les amis artistes, les gens qui nous sont proches viennent tous pour le plaisir d’être là dans ce village qu’ils connaissent. Ils sont souvent venus passer des moments chez nous, toujours dans la bonne humeur, dans l’amitié, dans la fraternité. Il y aura au moins quinze artistes, Francesca Solleville, Paco Ibanez avec sa guitare, François Morel, Ernest Pignon-Ernest ne pourra pas venir, mais il y aura son épouse Yvette… C’est une entrée généreuse, il y aura un spectacle dans la salle des fêtes. Les gens du village auront une journée réservée pour venir visiter les lieux à l’ouverture. Ils seront plus à l’aise parce que, là, il va y avoir sûrement beaucoup de monde, des admirateurs de Jean. Je veux profiter de ce jour pour remercier les gens qui l’ont tellement aimé, lui ont écrit. Tous disent que Jean leur a apporté tellement par ses chansons, dans des moments difficiles, que j’espère par un message leur dire à quel point je leur suis reconnaissante et que Jean en était très touché. Ce sont des lettres amicales, gentilles, qui disent que Ferrat était un homme exceptionnel, qui m’encouragent à continuer. De toute façon, je ne lâcherai rien, j’irai jusqu’au bout.

 

Source:  Journal l'Humanité

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El Hollando et Parisot

11 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

 

 

Présentant Chavez comme "un dictateur", "un démagogue", la présidente du Medef Laurence Parisot a accusé sur France 3 Victorin Lurel de "déshonorer notre pays en s'exprimant ainsi". (1)

http://www.leplacide.com/document/13-03-11chavez-parisot-lurel.jpg(3)

 

 

D'un point de vue économique, elle a reproché à Chavez de n'avoir pas su profiter de la richesse pétrolière de son pays, et d'avoir "fait en sorte que toutes les élites quittent le pays". (2)

 

(1) Il est vrai qu'elle préfererait un "démocrate" à la mode Pinochet

(2) Et nous c'est les Litres qui s'exilen en Russie t  On n'a pas d'élites !!!

(3) Je veux le Changement Maintenant pour me retrouver sous la dictature d'El Hollando !

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Le petit Collectif qui monte, qui monte et qui se fait entendre !

9 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

 

Le Front de lutte des retraités a lancé une pétition après la dernière assemblée tenue à Septèmes en novembre 2012 qui a récolté plus d’un millier de signatures sur les exigences des retraités.

 

Nous avons également organisé une conférence de presse le 20 février 2012 à laquelle ont participé les journaux la Marseillaise et la Provence pour expliquer que d’autres solutions sont possibles dans l’intérêt des retraités, de la croissance et de la nation, plutôt que de satisfaire les intérêts du grand capital.

 

D’autre part nous avons demandé en novembre 2012 à être reçus par la ministre Marie Arlette CARLOTTI.

Son conseiller nous recevra en Préfecture de Marseille le vendredi 22 mars à 10H30.

L’ensemble de ces éléments constitue indéniablement une reconnaissance du Front de Lutte des Retraités

né il y a un an à peine, de son action et son rayonnement dans le département.

 

Aussi le collectif d’animation du Front de Lutte des Retraités vous invite :

à soutenir et accompagner la délégation qui sera porteuse de vos pétitions

et de vos exigences et vous rendra compte du résultat de cette rencontre. 

Rendez-vous le vendredi 22 mars à 10H devant la préfecture.

 

MERCI, DE  FAIRE SUIVRE CE MAIL A TOUS VOS CONTACTS  

Amicalement

Pour le Collectif

Jocelyn

 

 

Site Web: http://frontdeluttedesretraites13.overblog.com/

Courriel: frontdeluttedesretraites13@gmail.com

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Beurgh !!!

4 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud

Israël instaure la ségrégation dans les bus pour les Palestiniens

Une compagnie de bus a mis en service ce lundi des bus spécialement réservés aux travailleurs palestiniens alors que ceux-ci voyageaient jusque-là avec les Israéliens. Motif: raison de sécurité.

Selon le site du Haaretz qui a révélé l'affaire ce dimanche, des colons israéliens se sont en effet plaints auprès de la compagnie Afikim de la présence de palestiniens dans les bus, qui, selon eux, mettait en péril leur sécurité. Jusqu'à présent, Israéliens et Palestiniens partageaient les mêmes cars qui relient chaque jour la Cisjordanie au centre de Tel Aviv.

Arrêts limités

Depuis ce lundi, c'est fini. Les Palestiniens doivent monter dans des autocars qui les attendent aux points de passage. Ils ne peuvent plus descendre aux arrêts qui desservent les colonies de peuplement israéliennes et doivent se contenter de quelques arrêts le long de l'autoroute Trans-Samarie.

Pour le ministère des Transports israélien, ces bus n'ont rien à voir avec de la ségrégation. Il s'agit plutôt d'"un service pour soulager les travailleurs palestiniens de leurs difficultés quotidiennes", explique Haaretz. Les autorités de Samarie et la police de Judée soulignent auprès du quotidien israélien que ce nouveau service ne remet pas en cause le fait que les Palestiniens peuvent emprunter les autres lignes de bus, en commun avec les Israéliens. Mais des incidents ont déjà été rapportés par le passé au Haaretz, au cours desquels des travailleurs Palestiniens ont été sortis du bus. Le journal explique même avoir été le témoin de telles scènes à des checkpoints.

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Les 100 de la Honte

3 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

Accord sur l'emploi:

100 députés PS contre les retouches

Une centaine de parlementaires socialistes appellent dans une tribune à favoriser l'avènement d'une "nouvelle démocratie sociale" en transcrivant notamment dans la loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord sur l'emploi signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC qui arrive au conseil des ministres mercredi.


Selon ces élus qui s'expriment dans le Journal du dimanche( 3/03/13), l'accord sur l'emploi conclu début janvier "marque la naissance d'un nouveau modèle social".

"Grâce à cette méthode, la démocratie s'enrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage. (...) Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce quelle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays", ajoutent les signataires ...

Culture du dialogue

 La culture du dialogue favorise l'accord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis"....

Mais,disent ces parlement, "notre pouvoir, c'est d'abord celui de respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la Loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord qu'ils ont conclu".

Ces derniers n'évoquent en revanche pas le fait que cet accord dit de sécurisation de l'emploi n'a pas recueilli le soutien de la majorité des organisations syndicales. Ils ne soulignent pas non plus les véritables reculs du droit du travail que le texte va entériner.

 

 

Premiers signataires de cette tribune

Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale; Patrick Bloche, président de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale ; François Brottes, président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale ; Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence, Rapporteur spécial des budgets du travail et de l'emploi ; Jean-Paul Chanteguet, président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale ; Marie-Françoise Clergeau, questeure de l'Assemblée nationale ; Sébastien Denaja, député de l'Hérault ; Christian Eckert, rapporteur général de la commission des Finances ; Olivier Faure, député de Seine-et-Marne ; Matthias Fekl, député de Lot-et-Garonne ; Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale ; Henri Jibrayel, député des Bouches-du-Rhône ; Catherine Lemorton, présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale ; Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

Les autres co-signataires : 

François André, Michèle André, Sylvie Andrieux, Nathalie Appéré, Avi Assouly, Jean-Paul Bacquet, Frédéric Barbier, Serge Bardy, Luc Belot, Philippe Bies, Yves Blein, Florent Boudié, Marie-Odile Bouillé, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Sylviane Bulteau, Jean-Claude Busine, Christophe Caresche, Martine Carillon-Couvreur, Luc Carvounas, Jean-Jacques Cottel, Yves Daniel, Guy Delcourt, Carole Delga, Françoise Descamps-Crosnier, Michel Destot, Claude Domeizel, Jean-Luc Drapeau, Françoise Dumas, William Dumas, Sophie Errante, Philippe Esnol, Alain Fauré, Vincent Feltesse, Jean-Pierre Fougerat, Hugues Fourage, Michèle Fournier-Armand, Jean-Louis Gagnaire, Yann Galut, Yves Goasdoué, Pascale Got, Marc Goua, Laurent Grandguillaume, Joëlle Huillier, Monique Iborra, Michel Issindou, Armand Jung, Ronan Kerdraon, Bernadette Laclais, Pierre-Yves Le Borgn', Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Jean-Marie Le Guen, Annie Le Houerou, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Pierre Léautey, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Arnaud Leroy, Jean-René Marsac, Martine Martinel, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Michelle Meunier, Jean-Pierre Michel, Pierre-Alain Muet, Monique Orphé, Luce Pane, Sylvie Pichot, Philippe Plisson, Dominique Raimbourg, Yves Rome, Gwendal Rouillard, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Patricia Schillinger, Sylvie Tolmont, André Vallini, Yannick Vaugrenard, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Jean-Michel Villaumé.

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Amnistie sociale: tout le monde n'a pas la chance de lire l'Humanité ! !

2 Mars 2013 , Rédigé par svpat-maah-renaud Publié dans #Des Pavés dans la mare

 

Norbert Gilmez : "Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre"

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/une_article_horizontal/norbertgilmez.jpg

 

Il est l’un des rares survivants parmi les milliers de mineurs condamnés en 1948 pour fait de grève. Grâce à la proposition de loi communiste adoptée mercredi au Sénat, il sera amnistié et devrait obtenir réparation. Résultat du combat de toute une vie.


«Les mineurs condamnés à l’occasion des grèves de 1948 et 1952 sont amnistiés. Un décret en Conseil d’État définit les conditions d’application du présent article. » C’est l’article 1er A de la proposition de loi sur l’amnistie sociale, déposée par les sénateurs communistes et votée, mercredi, par la majorité de la Haute Assemblée. Deux petites lignes qui valent leur pesant d’or pour Norbert Gilmez, puisqu’elles couronnent soixante-quatre ans de combat contre l’injustice. Norbert, quatre-vingt-onze ans, est l’un des derniers anciens mineurs encore en vie ayant pris part à l’un des épisodes les plus violents de l’histoire de la répression anti-ouvrière : les grandes grèves des mineurs de 1948 et 1952. Après avoir payé un lourd tribut à la résistance au nazisme et avoir répondu, après la Libération, à l’appel à « retrousser ses manches » pour relever le pays exsangue, les gueules noires affrontent le gouvernement, qui tente de remettre en cause des garanties sociales, compensatrices de leurs dures conditions de travail, en particulier un salaire minimum. La répression, organisée par le ministre de l’Intérieur socialiste Jules Moch, sera terrible : la troupe est envoyée, avec des blindés, les brutalités policières font six morts ; deux mille condamnations à des peines de prison sont prononcées. Et trois mille mineurs sont licenciés, sans indemnités, chassés de leur logement, privés du même coup de Sécurité sociale. De surcroît, les Houillères s’emploient à leur barrer la route de l’emploi dans les autres entreprises. Norbert Gilmez, qui sera licencié le 5 décembre 1948 avant d’écoper d’une peine de prison, le dit aujourd’hui et le répète : « Nous avons été victimes de terrorisme d’État. » En 1981, la gauche arrivée au pouvoir donne un espoir en promulguant une loi d’amnistie couvrant notamment les grévistes de 1948. Mais elle ne s’accompagne pas, pour eux, de réparation des préjudices subis. D’où « l’indignation » de Norbert et de ses camarades quand ils apprennent, en novembre 1982, que « les généraux factieux ayant pris les armes contre la France en Algérie étaient, eux, réhabilités et rétablis dans tous leurs droits, pension avec reconstitution de carrière ». Une discrimination d’autant plus révoltante que Norbert n’oublie pas ses camarades qui, « par dizaines », sanction supplémentaire à la suite des événements de 1948, ont été dégradés militairement, alors qu’« ils avaient un grade souvent issu des FTP ».

 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/greve48.jpg

 

Norbert Gilmez ne lâche rien. Début 2011, il témoigne encore devant le tribunal de Versailles. La cour d’appel condamne alors les Charbonnages de France à verser à 17 mineurs ou à leur famille une somme de 30 000 euros en guise de réparation pour avoir été victimes de « licenciements discriminatoires ». « Le licenciement était triplement illicite, souligne Norbert Gilmez, le droit de grève était garanti par la Constitution, garanti par le statut du mineur, et le licenciement ne pouvait être prononcé que par une commission paritaire qui n’a jamais été réunie. » Mais la haine de classe a la vie dure. Les Charbonnages se pourvoient en cassation. Et ils obtiennent gain de cause, en octobre dernier : la condamnation est annulée. Depuis, le ministère de l’Économie a fait savoir, bon prince, qu’il a « donné instruction » pour ne pas réclamer l’argent versé aux 17 familles. Ces derniers temps, Norbert avait donc repris le flambeau du combat de sa vie. Il vient ainsi, dit-il, d’écrire à Mme Taubira (ministre de la Justice– NDLR) pour « lui donner tous les éléments de ce qui s’est passé en 1948 ».

 

Le vote, mercredi, d’une nouvelle loi d’amnistie, et l’annonce d’un décret d’application rouvrent, semble-t-il, la perspective d’une réparation complète. « Moi, sans ça, j’aurais eu une vie matérielle au moins trois fois supérieure à celle que j’ai eue », fait valoir Norbert. « Il faudrait qu’on se dépêche, avertit-il. On était encore 300 lors de la loi d’amnistie de 1981, on est 25, peut-être 30 maintenant. Ça ne coûtera pas cher à l’État… » D’après ses calculs, « ça ferait un petit 10 millions d’euros pour l’ensemble de ceux qui restent. À côté des 45 millions accordés à Bernard Tapie pour préjudice moral »… Aucune somme, pourtant, n’effacera l’indignité subie. « Il y a eu tellement de brutalités. Ma femme est restée complètement traumatisée, jusqu’à maintenant », confie l’ancienne gueule noire. « On a été classés “mauvais Français”, déshonorés. On a passé toute notre vie dans le déshonneur. »

 

Dans un courrier adressé récemment à l’Humanité, Norbert, « au PCF depuis 1944 », plaidait : « Il est grand temps pour le gouvernement de gauche de réhabiliter (les grévistes de 1948), de leur rendre justice par l’application de la loi aux survivants de cette corporation qui a toujours fait passer l’intérêt national avant tout, au prix des plus grands sacrifices, au prix du sang. » Lui qui a « toujours été contre l’injustice, viscéralement », tire cette leçon du combat d’une vie : « Ne jamais désespérer de la justice, mais savoir se battre, être persévérant, obstiné. »

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